Éditorial

Conséquence naturelle

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(Crédit photo : Yves Regaldi)

Alors que le projet de loi de bioéthique et sa mesure phare « d’ouverture de la PMA à toutes les femmes » arrive au bout de son examen au Parlement (puisqu’aujourd’hui tout doit être égalité partout et pour tous, pourquoi pas à tous les hommes ?), un sondage Ifop rendu public ce lundi, indique que « les Français sont largement favorables à ce nouveau texte ».
En parcourant le contenu détaillé de l’étude d’opinion, on peut y relever que 67% des Français sont (seraient) favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Ils sont (seraient) autant à approuver la mesure pour les femmes célibataires.
Précisément, « 63% des hommes et 70% des femmes soutiennent l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Les plus enthousiastes sont les 18-24 ans, qui y sont favorables à 84%, les employés (79%) et les ouvriers (78%). Les plus défavorables à la PMA pour les couples de femmes se trouvent notamment chez les 65 ans et plus. 49% des personnes interrogées dans cette tranche d’âge désapprouvent la mesure, comme 50% des artisans et des commerçants, 61% des musulmans et 56% des protestants. En revanche, 55% des catholiques pratiquants soutiennent la mesure ».
Par ailleurs, selon cette même étude : « Si les Français sont plus partagés sur la question de la gestation pour autrui (GPA), ils y sont désormais majoritairement favorables ». Cette pratique, qui repose sur l’appel à une mère porteuse mais qui ne fait pas (encore) partie du projet de loi de bioéthique examiné au Parlement, est désormais « approuvée à 53% pour les couples homosexuels et 66% pour les couples hétérosexuels ». Notez que si les couples homosexuels y sont eux-mêmes moins favorables, c’est peut-être pour de bonnes raisons… qu’ils connaissent parfaitement.
Bref, voilà sommairement les données brutes. Sauf que si l’on se donne un peu la peine de gratter le beau vernis policé de l’endoctrinement progressiste, on se rend compte que ce sondage Ifop, mené auprès d’un échantillon de 1003 personnes, « représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus », intitulé « Les Français, la PMA et le vote de la Loi bioéthique », a été réalisé par un questionnaire auto-administré en ligne du 1er au 2 juin 2021 et surtout pour le compte d’un commanditaire qui n’est autre que l’Association des familles homoparentales…
On peut alors légitimement s’interroger quant à une éventuelle “orientation” dans la formulation des questions, de manière à obtenir une réponse conforme à l’idéologie que le « client » souhaite prôner, et c’est bien normal, puisqu’il paye pour cela.
Alors, un enfant serait-il devenu, deviendra-t-il, un simple produit de consommation ? Pourra-t-on bientôt l’obtenir, le choisir, sur commande ? N’est-il pas, ne devrait-il pas rester le juste et naturel héritage de deux (oui seulement deux…) personnes, un homme et une femme, qui choisissent d’unir leur destinée, et dont l’acte d’amour (conditionné à leur orientation sexuelle) permet naturellement de perpétuer leur existence via leur descendance ?
La tyrannie des minorités hystériques et radicalisées ferait-elle encore des siennes, au point qu’à une semaine des élections locales, le gouvernement préfère les flatter plutôt que d’œuvrer plus urgemment à un intérêt commun, notamment économique, nettement prioritaire ?
Mais non, sentant le vent du boulet, on panique, on déclenche des « états généraux », sur tout et n’importe quoi. En espérant cacher l’effondrement du système et que le principe de réalité attendra encore un peu, avant de dévorer tout cru ceux qui le méprisent ou tentent de s’y soustraire. Heureusement, l’enfumage commence à se dissiper. Et l’on se rend aujourd’hui parfaitement compte que les sondages d’opinion, c’est comme le bikini. Ça peut parfois donner des idées, mais ça cache l’essentiel…