Éditorial

Le grand retour

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Profitez-en c’est la dernière !
Après le grand renversement dont nous vous avons gratifié durant six semaines en mutualisant nos deux éditions jurassiennes pour n’en faire plus qu’une, il nous a semblé évident, les éléments naturels du printemps réapparaissant et nous y incitant, d’appliquer le concept nietzschéen de l’éternel retour (auquel je suis personnellement très attaché), en réintégrant notre formule initiale “à deux jambes”.
Avec pour volonté première de nous réapproprier tous les codes qui s’y rattachent, de retrouver davantage de verticalité, de saisonnalité, de proximité, de performance, de pertinence et/ou d’impertinence. S’autorisant toujours, sinon s’imposant encore quantité de fantaisies, de décalages, d’impétuosité parfois. Au grand dam de certains moralistes, conformistes, progressistes autoproclamés du “camp du bien”, donneurs de leçons ou redresseurs de torts, prisonniers des convenances, des insuffisances et des non-sens qui les sclérosent (cela leur appartient)…
Mais toujours avec en ligne de mire, cette exigence du résultat.
D’ailleurs à propos d’exigence du résultat, notamment de réciprocité dans la tonalité des rapports humains, force est de constater que depuis quelques semaines, les échéances électorales approchant, certains porte-parole de certains mouvements politiques se font étrangement beaucoup plus discrets qu’ils ne l’étaient jusqu’alors avec notre rédaction.
En effet, nous étant rapprochés des principaux courants susceptibles d’animer les débats avant les élections régionales et départementales des 13 et 20 juin, il nous a été donné de nous heurter à une inquiétante inertie de la majorité d’entre eux. Non mais allô quoi !
Effarant paradoxe pour tous ceux-ci, qui prétendent pourtant qu’à n’en point douter, ils amélioreront notre quotidien dès leur arrivée aux affaires.
Or, à en constater leurs nombreux manquements (adresse mail non valide, SMS ou messages vocaux laissés sans réponse depuis plus de trois semaines, défaut de structuration, carences organisationnelles évidentes), il y a vraiment de quoi s’alarmer si ceux-ci s’emparaient (pour certains conservaient…) des leviers du pouvoir.
Incompétence formelle ? Stratégie politicienne ? Petite tambouille interne avant de se mettre en ordre de bataille en bon petit soldat idéologique ? Peur ? Hésitation ? Incertitude ? Il n’y a pourtant pas de quoi reculer. Et pour cause, le doute fait avancer.
Quoi qu’il en soit, cette faculté à s’absoudre, se soustraire, s’affranchir d’un minimum de professionnalisme, de courtoisie et de réactivité (des valeurs dont il convient de faire preuve partout et tout le temps lorsque l’on candidate à la tête d’un exécutif local), risque de s’avérer particulièrement préjudiciable pour ces quelques défaillants, lorsqu’ils viendront dans un mois ou deux nous solliciter pour s’exprimer dans nos colonnes.
Puisqu’en toute quiétude et en réciprocité totale, nous adopterons alors la même politique de l’autruche à leur égard.
Les signes des éléments nous l’indiquent : logiquement, irrémédiablement, nous récolterons en juin ce que l’on sème aujourd’hui…