Éditorial

Erreurs de casting

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Éditorial

En dépit de l’éclatante victoire, remportée mardi soir par le Paris Saint-Germain, 4 buts à 1 sur le terrain du FC Barcelone, lors du huitième de finale aller de Ligue des Champions, il faut cependant reconnaître que les erreurs de casting se sont accumulées depuis quelques temps, quant aux nominations de certains “coachs”.
Pas seulement dans le domaine du football d’ailleurs…
En effet, de nombreux entraîneurs pourtant très compétents à leur poste (ce qui compte, c’est avant tout le résultat global), se voient désormais débarqués, démis de leurs fonctions, évincés, poussés vers la sortie par la petite porte, se faisant fréquemment supplanter par des successeurs qui leur sont nettement inférieurs.
Notamment en termes de rendement comptable ou de soutien populaire.
Comme quoi, regrettablement, au lieu d’aller goûter si l’herbe était plus verte ailleurs, les comités directeurs auraient bien mieux fait de rester dans leur pré carré. C’est-à-dire miser sur la stabilité, la fidélité, la fiabilité, l’authenticité et la continuité d’une formule qui, en définitive, fonctionnait convenablement.
Dernier exemple criant avec l’ex-parisien Thomas Tuchel, mis à la porte comme un malpropre cet automne par les dirigeants qataris, alors qu’il venait de réaliser la meilleure saison de l’histoire du PSG, en remportant les quatre titres nationaux et en échouant par la plus minime des marges, en finale de la Ligue des Champions…
Pas besoin d’être un grand spécialiste du football (spectateur passionné suffira), pour constater que depuis le départ du technicien allemand, son remplaçant Mauricio Pochettino affiche pour sa part un bilan très mitigé pour ne pas dire insuffisant.
Même si cette victoire de prestige au Camp Nou tempère quelque peu ces manquements, il semble néanmoins que le grand PSG de l’été dernier, celui qui était tout proche de soulever la coupe aux grandes oreilles, n’a pas encore réintégré le niveau de ses ambitions.
Autre exemple, avec l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech (probablement le pire serait-on tenté de penser… en se remémorant la coupe du monde 2010 et le fiasco de Knysna dont il fut à l’origine), lequel, venu remplacer cet hiver Christian Gourcuff à la tête du FC Nantes, affiche à la suite de ses 46 jours passés au bord de l’océan Atlantique (les dirigeants ont tout de même compris après un mois et demi qu’il fallait urgemment stopper l’hémorragie), un bilan de 0 victoire en 7 matchs ! Record absolu.
Encore un vain jeu de chaises musicales.
Heureusement, Antoine Kombouaré est arrivé, et pour son premier match, l’a emporté à l’extérieur 3 buts à 1. Une vraie bouffée d’oxygène pour les Canaris.
Comme je le laissais entendre en préambule, en politique également, on voit certains remaniements, certaines nominations, certaines attitudes, empirer l’inefficience et l’image de divers arcanes gouvernementaux, alors que ces bouleversements sont théoriquement orchestrés, décidés, scrupuleusement élaborés, dans un but inverse.
Regardons objectivement notre quotidien ordinaire : santé, sécurité, emploi, éducation, économie, culture…
Même en excluant notre cher bouc-émissaire Covid-19 de l’équation du principe de réalité qu’il sabote, tout va très bien Madame la Marquise ?
Le nouveau monde affiche-t-il vraiment ce merveilleux visage que l’on nous avait promis ?
En poursuivant le chemin “progressiste” actuel, allons-nous vers des jours meilleurs ?
Que cela nous incite à ne plus reproduire les mêmes erreurs.
Ne nous laissons plus abuser par les beaux discours et les promesses illusoires, n’oublions pas que ce qui compte, c’est avant tout le résultat global…