Éditorial

Merci J.P.P

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(Crédit photo : www.jpptv.fr)

C’est au premier matin de mes vacances que m’est venue l’idée,
D’honorer la pertinence, l’excellence, d’un homme singulier.
On le voyait tous les jours apparaître, dans notre petite fenêtre,
Pour y parler des hommes et des chevaux, c’est Jean-Pierre Pernaut.

On l’a vu hier midi tout ému, nous faire ses adieux.
Une seule donnée invariable au menu : les larmes dans ses yeux,
De belles images rétrospectives ou récapitulatives.
Les régions, les vieux métiers, les sabots, c’est Jean-Pierre Pernaut.

Que d’aventures, de milliers d’anecdotes, de curiosités,
De reportages insolites, pour l’époque, vraiment décalés.
En marge de la bienpensance progressiste, vers plus de proximité,
D’une ruralité traditionaliste, bien trop négligée.

Comme une sorte d’éternel retour, Nietzsche l’a expliqué.
Il n’y a qu’avec la nature et l’Amour que l’on peut avancer.
A trop vouloir s’affranchir, jouer à l’apprenti sorcier
Face à l’indubitable déterminisme, on peut se brûler…

En ce premier matin des vacances, les nuages rosissent,
Le sien doit être probablement, tout aussi paisible.
Depuis son appartement parisien, ou sa maison de province,
Il a si bien mérité son repos, notre Jean-Pierre Pernaut.

Il laisse un vide abyssal, colossal : caméras, plateaux,
Tout ça c’est fini, lui succède Marie-Sophie Lacarrau.
Mais saura-t-elle aussi subtilement, sera-t-elle si passionnelle
Pour contrecarrer femen et bobos, comme Jean-Pierre Pernaut ?

Comme un guide, c’est grâce à des hommes comme lui, via mes éditos,
Que chaque semaine me vient ce que j’écris, mes pensées, mes mots.
Il n’est pas le seul, bien que se raréfient, les amoureux de la vie.
Il ne restait pas derrière son bureau, notre Jean-Pierre Pernaut.

Le Covid a beau peser lourd, chaque jour, sur nos cerveaux,
Pour rien au monde, je ne renoncerai à mes idéaux.
Par l’exaltante insouciance, cette conviction transcendante,
S’élabore le ton de votre Hebdo, merci Jean-Pierre Pernaut !