Éditorial

Les bonnes résolutions

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Nous voici à une dizaine de jours de Noël, et donc à une quinzaine de jours du passage vers une nouvelle année.
De ce fait, nos préoccupations quotidiennes, habituellement plombées par un contexte pessimiste, mutent peu à peu vers des projections plus réjouissantes, comme les retrouvailles familiales, même si celles-ci seront restrictivement encadrées d’un point de vue quantitatif.
Ainsi, notre état d’esprit s’oriente davantage vers les cadeaux et les bons vœux que vers l’oppressante actualité du Covid-19, nous extirpant comme par magie (celle de Noël ?) du marigot anxiogène dans lequel nous étions jusqu’alors englués. Et c’est tant mieux.
Puisque l’heure des bonnes résolutions va bientôt sonner, et qu’il convient de les anticiper afin de maximiser leurs chances de réalisation durable (opérant par cette démarche à notre propre amélioration comme à celle de notre environnement quotidien), j’aimerais suggérer, à l’issue de constats factuels étayés par l’indéniable “principe de réalité”, quelques pistes plus efficientes à ceux qui délibérément empruntent les mauvaises.
Pour tout vous dire, l’écrire m’enlèvera d’un poids que je ne parviens plus à supporter…
Je me demande d’ailleurs, pourquoi sont-ils encore autant à persister dans une attitude si contre-productive pour ne pas dire toxique, alors que la bonne voie s’avère pourtant, toute tracée devant eux ? Quelle est l’origine de ce renoncement à la réussite, de cette complaisance à la médiocrité, de cette nocive malhonnêteté intellectuelle si savamment entretenue ?
Par exemple, pourquoi certains opérateurs internet ou de téléphonie mobile, certains dirigeants de collectivités locales, certains organismes étatiques, gaspillent plus d’énergie à contourner le problème qui se pose devant eux, comme les dysfonctionnements technologiques ou technocratiques, plutôt que de les affronter une bonne fois pour toute, et de les solutionner ?
Pourquoi dépenser davantage d’argent et de moyens humains en communication pour générer un écran de fumée et cacher sous les tapis la misère d’un état de fait trop dérangeant, au lieu d’affecter ces ressources à des services de terrain qui en auraient nettement plus besoin et parviendraient, eux, grâce à leur proximité et leur professionnalisme, à remédier à ces effarantes carences ?
Car quand il s’agit de devoir honorer financièrement nos contributions, on ne nous accorde pas, à nous, simples citoyens que nous sommes, le droit de négliger ou de faire traîner notre règlement.
Sans quoi, le couperet tombe : pénalité !
Mais voilà, comme parfois en sport, le zèle de l’arbitre ne fonctionne que dans un sens.
Et l’on s’étonne ensuite que certains individus excédés, agacés, fragilisés par le révoltant mépris qu’ils subissent en arrivent à déborder via des actions d’éclats pour enfin se faire entendre ?
Quand tous ceux qui actionnent dédaigneusement ces leviers de l’insuffisance auront assimilé qu’un être profondément heurté n’a plus rien à perdre (guidé par son naturel instinct de survie), alors nous aurons certainement avancé vers un devenir moins clivant, plus acceptable, plus fluide. A tous, pour tous.
Allez, à vos cahiers (de doléances), et à vos bonnes résolutions (des problèmes en cours).
Et vivement l’année prochaine…