Éditorial

Nuit solsticiale

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J’étais en plein creux de la vague, en cette nuit du solstice d’hiver.
Une étrange moiteur enrobait les rives de Saône, endormies.
Les températures trop clémentes, devenaient complices conseillères.
M’indiquant la voie transcendante : le jour va vaincre la nuit.

Les éléments semblaient alliés, face à l’armée des ombres, recluse,
Car par minutes supplémentaires, la lumière allait rejaillir.
A cette grande loi de la nature, nul ne peut désobéir,
Sous risque de subir instamment, une existence déconvenue.

Le long des quais, les illuminations de fin d’année, me révèlent
Qu’à cette même place, dans cinq, six mois, sans doute dînerons-nous en terrasse.
Des jours heureux, intensifiés, auront en nos vies pris leur place,
La solitude et la grisaille, seront réduits à la disgrâce.

Je t’y vois déjà, souriante, dans ta svelte robe bleue, si belle,
Sous les lampions multicolores, confiante face au temps qui passe,
Nous cheminerons vers l’idéal, en veillant à rester tenace,
Maintenir le cap vers les étoiles, et bien d’autres infinis espaces.

S’exalter, vibrer, s’accomplir, pour toujours aimer plus et mieux,
Voilà vraiment ce que je veux, en quoi se résume le désir.
Avoue que ça n’serait pas si mal, à tout cela de parvenir.
C’est dans ce sens, qu’il faut agir, exclure le surfait, l’ennuyeux.

Une nouvelle année se présente, 2020, comme deux fois vingt ans.
Encore un signe des éléments, qui nous prouve s’il était besoin,
Que la croisée de nos destins, résonne comme un émulsifiant,
Et que les errements du passé, s’échappent déjà de nous, plus loin.

J’étais en plein creux de la vague, en cette nuit du solstice d’hiver.
Une étrange moiteur enrobait les rives de Saône, endormies.
Les températures trop clémentes, devenaient complices conseillères.
M’indiquant la voie transcendante : une nouvelle histoire prenait vie.