Édito Mag 39

Se souvenir des belles choses

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Cher Père Noël,
J’ai tout essayé, exploré toutes les voies possibles et imaginables, mais rien n’y fait.
Il ne me reste plus que toi à qui m’en remettre, afin que l’exercice 2021 (et les suivants) soi(en)t meilleur(s), nous faisant ainsi rapidement oublier cette année 2020 qui aura vraiment été différente (pour ne pas dire pire) que toutes les autres.
Même si quelques restrictions liées à la crise sanitaire subsistent encore, en cette fin d’année, nous aurons toutefois la possibilité de circuler plus librement et de nous retrouver avec nos proches afin de profiter de sommaires réjouissances familiales. Pouvoir se voir, c’est déjà ça.
Mais surtout, cher Père Noël, c’est la lumière que l’on aimerait tant voir revenir.
Pas seulement celle du jour, qui naturellement, reprendra ampleur et vivacité à partir du 21 décembre, puis au fil des semaines à venir. Mais avant tout celle des cœurs, des âmes et de l’esprit.
Aussi, comme cadeaux, nous souhaiterions :
Que s’estompent ces clivages idéologiques, ces déchirements sociétaux, ce climat haineux, pesant, anxiogène.
Que l’espérance l’emporte sur le pessimisme ambiant. Que l’ensemble de nos activités (culturelles, sportives, récréatives) reprennent progressivement, sans masque, sans distance, ni barrières.
Que puissent rejaillir l’exaltation, l’insouciance, l’enthousiasme…
Que nous retrouvions la justesse, la concorde, l’harmonie.
Qu’avant de juger l’autre et de céder à la vindicte, chacun assimile, intègre et cultive que l’on ne perçoit du monde que ce que l’on peut en observer, depuis la place que l’on occupe…
Notre ordinaire serait alors tellement plus agréable, plus fluide, plus sensé.
Je me souviens des belles choses. Ramène-les nous dans ta hotte s’il te plaît. Au moins quelques-unes. Pour commencer.
Je sais que cette missive te parviendra, et qu’elle trouvera sûrement écho à ta sensibilité, toi qui oeuvres aussi pour la joie, les sourires, l’émerveillement. Tandis que nos vies d’adultes ont pris le pas sur la candeur de notre enfance.
En attendant les tiens, je t’envoie comme cadeau ce Mag 39 que nous avons pris soin, malgré un contexte compliqué, d’élaborer soigneusement pour toi comme pour tous nos lecteurs.
Car eux aussi attendent un geste de toi pour se réapproprier ce qui leur manque tant.
Alors s’il te plaît, ne nous déçois pas.
En attendant, bonne lecture et à très bientôt…