Lons : la ville investit davantage pour ses écoles

886.000 € ont été consacrés aux 10 groupes scolaires de la ville, qui compte aussi 6 ULIS.

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Jacques Pélissard, maire de Lons, et Jean-Marc Vauchez, adjoint aux affaires scolaires, ont visité l'école François Rollet, tout juste rénovée.

1177 élèves ont fait leur rentrée le 2 septembre dans les 10 groupes scolaires lédoniens : «un chiffre stable (1173 l’an dernier), alors qu’on avait d’habitude de pertes chaque année » souligne Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier. La ville n’avait pas attendu cette nouvelle encourageante pour investir davantage dans ses écoles : pour la rentrée 2019, 886.000 € y ont été consacrés contre 669.000 € en 2018, soit une hausse d’environ 30%. « La ville maintient et amplifie ses efforts » résume Jacques Pélissard, des efforts particulièrement évidents pour le groupe scolaire François Rollet.
Situé en ZUS, près de la moitié de l’enveloppe (445.728 €) ont servi à de multiples travaux : électricité, réfection de l’étanchéité des toitures, mobiliers, rénovation thermique d’une partie des bâtiments qui se sont ajoutés à ceux déjà entrepris (ascenseur pour personnes à mobilité réduite, changement des huisseries, contrat de performance énergétique, etc.). La future aire de jeux rénovée mobilise à elle seule 30.850 € : « Ce sera la plus belle de la ville, avec des jeux de grimpe et au sol », le tout supporté par un sol élastique (et non plus du sable) a détaillé Alain Depierre, directeur d’exploitation de la ville.

Les petits désormais scolarisés toute la journée

Jean-Marc Vauchez, adjoint aux affaires scolaires, a souligné l’importance des moyens accordés par Jacques Pélissard : « Il y a une dizaine d’années, on rafraîchissait 2 à 3 salles de classe par an, désormais on en est à une dizaine par an ». Alors que 68% des écoles jurassiennes sont revenues aux 4 jours par semaine, Lons se dit fière d’avoir maintenu les 4,5 jours « dans l’intérêt des enfants ». Avec comme corollaire des temps d’accueil périscolaire (TAP) « bien conçus, avec des activités diversifiées » selon Jacques Pélissard et Véronique Lambert, directrice du pôle enfance. Autre particularité de l’année : l’accueil obligatoire de tous les enfants dès l’âge de 3 ans (révolus à la rentrée). Une nouveauté nationale qui aura peu d’impact sur le nombre d’élèves, mais davantage sur les habitudes familiales : selon Mme Roux, inspectrice de l’éducation nationale, les familles mettaient auparavant « davantage les enfants à l’école le matin » que l’après-midi.

Carte scolaire, quand tu nous tiens !

Seul le domicile des parents fait foi pour scolariser les enfants à proximité : Jean-Marc Vauchez a rappelé la règle édictée après des dérives. Par exemple, « jusqu’à 255 élèves ont été recensés à l’école Richebourg, conçue pour 180 élèves. Et pourtant tous les parents lédoniens n’avaient pas un emploi ou une nounou dans le quartier ». Obligés de faire une 2e récréation et de travailler dans des conditions dégradées, les enseignants ont tiré le signal d’alarme et ont été entendus. « On peut être droit sans être rigide » nuance cependant l’adjoint aux affaires scolaires, qui a reçu tout l’été et tous les jours des parents à ce sujet. Une sorte de sacerdoce permettant de cerner l’intérêt de l’enfant, d’échanger et de faire du « cousu main » selon Jacques Pélissard.