Jura. ECLA : Patrick Elvézi baisse le rideau

Président appréciable et apprécié de l’agglo lédonienne, il passe la main dans un contexte budgétaire néanmoins tendu.

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Patrick Elvézi a marqué ECLA par son approche humaniste et juste.

Un président « sérieux, efficace, consensuel », « au sens des rapports humain », « un grand président » : à l’heure de se retirer de la politique Patrick Elvézi ne laisse pas indifférent élus locaux ou personnels de tous bords. Doté d’« une personnalité plutôt transparente, profonde, conciliante et positive » selon l’intéressé lui-même, son passage à la tête d’Ecla durant 3 ans laissera l’empreinte d’une gouvernance pacifiée et équilibrée, confrontée malgré tout à une « crise de croissance ».
Dans ses adieux, il appuie sur la croissance à marche forcée de l’agglo (voulue par le législateur) : « En 8 ans (de 2012 à 2019), l’agglomération a changé 6 fois de périmètre géographique, grossi ses membres d’un tiers, et multiplié ses effectifs par 2 ! », absorbant dernièrement le Val de Sorne et Baume-les-Messieurs.
D’où beaucoup d’énergie déployée pour organiser et structurer la nouvelle entité (comprenant 34.314 habitants), mais aussi de belles réalisations : passerelle sur la voie ferrée en ZI de Lons-Perrigny, pistes cyclables (Montmorot, Chilly-Courlans, bientôt Chille et la vallée de la Vallière), Campus numérique, zone d’activité de Messia, déploiement de la fibre optique, etc. Patrick Elvézi a aussi confirmé : « Nous accompagnerons la solution d’alternative à la sortie de la Plaine de jeu sur l’actuelle descente de Montaigu », pour éviter que les quartiers Beaujean-Péroseys deviennent des culs de sac.