Ecla : les enjeux de Claude Borcard

Le président de l'agglo lédonienne fait le point sur les enjeux en cours ou à venir.

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Claude Borcard, président d'Ecla et Jean-Marie Ecoiffier, conseiller communautaire de Briod.

Du côté des finances, Ecla souffre toujours, selon l’équipe en place, de déficits structurels cumulés au fil des ans, avec en prime des effets ciseaux liés à la pandémie. Ainsi la seule fermeture d’Aquarel, suivie d’un fonctionnement en jauge réduite, a occasionné un déficit de plus de 500.000 € depuis la fin 2020. Un centre nautique où des travaux comme la réparation du toit découvrable nécessiteront encore près d’un million € de travaux…
Pour faire face, Claude Borcard confesse avoir « dû mettre un coup de pouce à la fiscalité, mais c’est un fusil à un coup » précise t-il. Sous entendu : on ne va pas recommencer pour le moment.

La Cité des sports

Un des projets majeurs portés par l’agglo se nomme toujours Cité des sports : l’avant projet détaillé vient en principe d’être approuvé. Selon Claude Borcard, « les maîtres d’œuvre travaillent bien », des maîtres d’œuvre qui ont à leur crédit l’extension de l’Ehpad des Petites sœurs des pauvres. Pour l’heure, le projet tient toujours en deux phases, la première dédiée à la salle de gymnastique et des espaces logistiques pour un budget de 3,2 millions €. Le démarrage du chantier aura lieu en 2022, malgré de substantiels aléas liés à la situation économico-sanitaire (flambée du prix des matières premières, entreprises disponibles, etc). Une phase 2 ultérieure aurait le mérite d’héberger les associations sportives actuellement situées dans les anciens ateliers municipaux.
A la lumière d’un audit interne des équipements sportifs de plein air et des salles, il apparaît selon le président Borcard  qu’ « on a pris beaucoup de retard dans la mise à niveau des équipements au fil des années », ce qui fait qu’aujourd’hui on pallie à l’urgence (par exemple durant les inondations du mois de juillet dernier). Les bâtiments des anciens ateliers municipaux, propriété de la ville, ne sont pour l’instant pas fléchés vers un autre projet.

Eau potable : anticiper la potentielle pénurie

Autre attente majeure : permettre la descente de la côte de Montaigu pour les poids lourds. Selon Claude Borcard, les travaux devraient démarrer en bas de la descente, vers le pont sur la Vallière : la route sera en principe coupée. Les premiers coups de pioche sont normalement attendus avant la fin de l’année 2021, mais le gros des travaux se déroulera en 2022.
Sur la qualité de l’eau potable, le président Borcard estime qu’il y a un vrai souci relatif à toutes sortes de pollutions agricoles (on retrouve ainsi des pesticides dans la nappe phréatique qui datent d’une vingtaine d’années), industrielles, venant de la voirie, etc. « On essaie de travailler en amont avec ceux qui génèrent de la pollution, en particulier lorsqu’on se rapproche des zones de captage » précise t-il. Même si la nappe de Villevieux, une des plus grandes de France, compte des réserves en cette année arrosée, on avait atteint l’an dernier des niveaux historiquement bas, du fait de « 14 heures de pompage sur 24 ». « Que se passerait-il si la nappe se désamorce ? J’étais inquiet : si on avait annoncé  qu’il n’y aurait plus d’eau sur les quartiers Marjorie-Mouillères par exemple, comment aurait-on fait ? Nous menons donc une réflexion pour étendre les puits de captage ».

« J’aimerais que l’on aille plus vite »

Pour conclure sur le début de cette mandature singulièrement compliquée par la crise sanitaire, Claude Borcard confie à demi-mots être un peu frustré de ne pas pouvoir réaliser davantage de projets d’intérêt public du fait de nombreuses contraintes financières, administratives, etc. « J’aimerais que l’on aille plus vite sur le réaménagement de la rocade (incluant toujours deux giratoires au pont de Macornay, et l’autre en haut de la rue du 44e R.I.) , les questions d’eau et de transition écologique entre autres (par exemple en isolant les salles de sport, en posant des panneaux photovoltaïques sur leurs toits ou sur ceux d’Aquarel).
« Heureusement que j’avais une expérience administrative et technique dans ce domaine » constate t-il, car aussi gérer un aussi gros conseil communautaire qu’Ecla s’apparente à tout… sauf à une sinécure !