ECLA : le sport en souffrance

Privés de -presque- tout, les sportifs du bassin lédonien cherchent toujours la lumière au bout du tunnel. Heureusement la cité des sports leur offre un peu d’espoir.

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La future cité des sports aura fière allure (ici présentée avec ses deux phases réalisées). Crédit : au*m architectes urbanistes.

« Vive le sport ! ». Paraphrasant Gérard Holtz, Gérard Vernier, président de l’OIS (office intercommunal des sports) aurait pu dire « Le sport doit vivre ».
Car lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée fin mars, il n’a pas caché ses sentiments : « Non ! Nous ne pouvons pas vivre sans sport, car il nous procure des moments de partage intense, base de la vie en société. Par définition, l’homme est naturellement sociable, fait pour vivre avec ses semblables ».
Paroles d’Évangile lorsqu’on sait les dégâts portés par les restrictions sanitaires au vivre ensemble et au lien social, que certains estiment de loin beaucoup plus délétères que les victimes du Covid stricto sensu. Sur le seul plan physique, la sédentarité forcée fait le lit de nombreux maux, et l’OMS affirme qu’en 40 ans, les jeunes ont perdu un quart de leurs capacités cardiovasculaires.

“Les sportifs ont besoin de se rencontrer”

Alors certes, certains sportifs ont troqué leurs clubs pour un sport individuel, mais « les sportifs ont besoin de se rencontrer » rappelle le président Vernier.
Chose qui depuis plus d’un an est exclue : « pas de Fête du sport, pas de forum des associations, pas de remise de récompenses sportives 2020 » et pas non plus de grands projets pour 2021…cela fait beaucoup. Le président de l’OIS espère cependant qu’un engouement surviendra à la ‘libération’, et s’il serait bien téméraire d’imaginer un forum des associations à la rentrée, une Fête du sport moins lourde à organiser pourrait s’ériger tel le Phénix. Du côté des clubs, « tous ont cherché des solutions pour ne pas perdre le contact malgré tout, tous ont subi des chutes de licenciés, des réductions voire des arrêts d’activités…/…et un manque de revenus » constate Gérard Vernier. Seule oasis d’espoir dans ce paysage désolé, la Cité des sports. Selon Patrick Roy, directeur du service des sports à Ecla, « les travaux de la première tranche commenceront en 2022 » dans un bâtiment jouxtant l’actuel Dojo départemental. « 1763 m2 dont 1269 m2 dédiés à la pratique de la gymnastique », le reste étant ventilé entre salles de réunions, espace d’accueil, etc. Grâce à 80% de subventions, Ecla prendra en charge 20% du budget estimé à 2,9 millions €. Selon les capacités financières d’Ecla et de nouvelles subventions, une seconde tranche sensiblement identique en termes de surface et de budget pourrait ensuite permettre à plusieurs activités d’y emménager : musculation, escrime, tennis de table, danse et gym d’entretien, et stand de tir à 10 mètres.