Du bouche-à-oreille

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Optraken vu par N. Martinez.

Des salariés des Scènes du Jura en grève

Plus de la moitié des salariés des Scènes du Jura ont décidé de répondre à l’appel national à la grève, lancé jeudi 17 janvier, par la CGT Spectacle. En conséquence, les billetteries des théâtres de Lons-le-Saunier et de Dole ont été fermées. Il n’est pas prévu que les personnels mobilisés prennent part à la grève ce lundi et mardi.

Lors de la présentation de la première création de Marc Nammour samedi 19 janvier, des représentants des salariés jurassiens en grève ont expliqué leur position.

Voici le communiqué transmis : « Nous, salarié.e.s grévistes des Scènes du Jura – Scène nationale, avons décidé de répondre à l’appel à mobilisation lancé par la CGT Spectacle. Nous sommes en effet très inquièt.e.s de la tournure prise par les négociations en cours concernant l’assurance chômage et particulièrement par les économies demandées au régime spécifique des intermittent.e.s du spectacle. Nous ne pouvons accepter la précarisation croissante subie par nos collègues et par les artistes avec lesquel.le.s nous travaillons chaque jour. Par ailleurs, nous souscrivons pleinement à la revendication portée par la CGT Spectacle d’une hausse générale des salaires ainsi que d’une augmentation du SMIC. »

Optraken

Contrairement à ce que son appellation pourrait laisser croire, le Galactik Ensemble n’est pas un grand orchestre de jazz réunissant des musiciens venus des quatre coins de la Voie lactée, mais une compagnie de cirque spécialisée dans l’acrobatie situationniste. Situationniste ? Comme le mouvement de contestation gauchiste lancé par Guy Debord dans les années 60 ? Non. Là, il s’agit d’une acroatie qui cherche à éprouver les réactions d’un individu face à l’imprévisibilité du réel, en le plaçant dans une environnement où les changements, les accidents et les perturbations sont légion…

Dans Optraken, vous verrez donc cinq garçons tenter de s’extirper de situations extrêmement délicates. Quand ce ne sont pas des murs en béton qui avancent inexorablement sur eux ou des pétards qui leur explosent sous les pieds, ce sont de gros sacs de plâtre qui leur tombent sur la tête. Et c’est comme ça jusqu’à la fin où, bien évidemment, la scène ressemble à un grand champ de bataille…

Le prodige, c’est que, face à ces désastres, les cinq protagonistes gardent un calme olympien – mais aussi que leur manière de s’y soustraire ou de les contourner donne toujours lieu à des images saisissantes et à des tableaux étonnants qui s’enchaînent avec une très grande fluidité, soutenus par une bande-son elle aussi très travaillée, avec ses nappes lancinantes perforées de chocs, ses rythmiques composées de déflagrations ou, plus amusant, son utilisation parodique de la musique de cirque traditionnelle. Bref, ce n’est pas parce qu’on expérimente sa résistance au chaos qu’on ne peut pas en profiter pour développer une esthétique – une formule qui, soit dit en passant, n’aurait pas déplu à Guy Debord…

Le jeudi 7 février, à 20 h 30, à La Commanderie de dole. Durée : 1 h. Dès 8 ans. Tarif plein : 21 euros.