Du bouche-à-oreille

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"Mélancolie(s)" vu par Simon Gosselin.

Artouvent Quartet en concert

Artouvent Quartet sera en concert le dimanche 3 mars, à 17 h, à la salle des fêtes de Pont-de-Poitte. En arrangeant à leur façon, et avec leurs moyens, des « musiques qu’ils aiment bien », ces quatre amis proposent un répertoire composé de chansons qui swinguent, de jazz hors standard, de blues ancestral, de latino chaloupé… dans des versions vocales, souvent polyphoniques, et instrumentales. Ils vous expliqueront le lien qui unit tout ça…

Entrée au chapeau.

Joël chante Brel

Après une soirée rock tonitruante avec la très sympathique bande des Rollerco@ster’s, le prochain rendez-vous au Colibri verra un retour à la chanson française, la grande chanson française, avec un répertoire du grand Jacques Brel, interprété par le grand Joël, que d’aucuns connaissent, bien évidemment.

Ce sera le mardi 5 mars, à 20 h 30, au Colibri à Lons. Réservation obligatoire au 03 84 24 34 60.

La vraie vie est absente

Si la mélancolie de son titre – « Mélancolie(s) » – est assortie d’un s entre parenthèses, c’est que ce spectacle prend appui sur deux pièces de Tchekhov : « Ivanov » et « Les trois sœurs ». Ici, Ivanov (rebaptisé Nicolas) et Anna (sa femme qui a tout quitté pour lui) se rendent dans la maison familiale d’Olympe et Sacha (qui ne sont autres qu’Olga et Irina, deux des sœurs de l’autre pièce originelle). Et pour y faire quoi ? Traînasser sur une terrasse, s’allonger dans des transats, boire des verres autour d’une grande table conviviale, s’extasier devant un feu d’artifice, bref, s’adonner aux plaisirs que seule peut s’offrir une bourgeoisie bohème protégée des difficultés de l’existence…

Mais cette douceur de vivre va vite virer au noir absolu. Parce que l’impuissance à agir sur le monde et l’angoisse d’en être plutôt le jouet, le sentiment d’être vieux avant l’heure et d’avoir tout gâché, la hantise de ce temps qui file comme du sable entre les doigts, mineront les huit personnages présents sur le plateau, jusqu’au désastre final. C’est l’autre raison pour laquelle la mélancolie du titre est plurielle : parce qu’elle circule entre toutes les âmes, n’en épargne aucune, comme une maladie contagieuse et mortelle…

Dans cette adaptation très contemporaine où les filles portent des jeans, les hommes des chemises bleues bien coupées et où des images de couples en voiture sont projetées sur des draps blancs, les mots de l’auteur russe né en 1860 semblent avoir été écrits aujourd’hui. La société désenchantée qui était la sienne aurait-elle avec la nôtre plus d’un point commun ? Sans doute. A moins que la mélancolie ne soit, comme le rire, le propre de l’homme. Et que la vraie vie, quel que soit son siècle, toujours lui manquera…

Le jeudi 7 mars, à 20 h 30, au théâtre de Lons-le-Saunier. Durée : 2 h. Dès 15 ans. Tarif plein : 21 euros.