La salle de sport Lunaisens remise en forme

Après plus de deux mois de fermeture, la salle de remise en forme Lunaisens a rouvert ses portes mardi 2 juin. Le lendemain, Joël Bourgeot, sous-préfet de l’arrondissement de Dole depuis la fin de l’année dernière, est venu y constater la parfaite application des mesures sanitaires. Armés de gel hydroalcoolique, les sportifs les plus téméraires ont déjà pu y dépenser l’énergie accumulée pendant le confinement. Au pas de course, visite rapide des multiples dispositifs mis en œuvre pour revitaliser les esprits…

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Après plus de deux mois de fermeture, la salle de remise en forme Lunaisens a rouvert ses portes mardi 2 juin. Le lendemain, Joël Bourgeot, sous-préfet de l’arrondissement de Dole depuis la fin de l’année dernière, est venu y constater la parfaite application des mesures sanitaires.

Une réouverture désirée

Dirigé par Aude et Georges Andreu, le club de sport Lunaisens de Dole naquit en 2006. Quelques années plus tard, en 2010, ils en ouvrirent un second, à Épinal-Golbey. Sur chaque site, deux salariés génèrent la sueur et le bien-être des adhérents. Autant de personnes qui furent angoissées, en mars 2020, à l’idée de ne plus pouvoir exercer leur profession.
Aussitôt le confinement en vigueur, Aude Andreu interrompit immédiatement, pour des raisons morales, l’ensemble des prélèvements des abonnements mensuels. Mais bientôt, des actes de solidarité fleurirent pour muscler la trésorerie de l’entreprise. « J’ai eu de très beaux gestes de solidarité, des gens qui voulaient payer leur abonnement malgré la fermeture » ; se remémore Aude Andreu – bien qu’elle les refusa. Un acte honorable qui ne lui empêcha pas d’assurer le versement d’un salaire complet à ses collaborateurs.
« On est debout. Ça fait du bien de reprendre. Le chiffre d’affaire pour avril et mai est de zéro euro ! La réouverture ne pouvait pas attendre plus… » ; précise la dirigeante des lieux. Bien que ses rentrées d’argent furent affectées, des liens furent maintenus avec les sportifs durant le confinement.
Alors que les déplacements étaient limités, trois ou quatre cours par jour furent déposés sur les réseaux sociaux pour entretenir les relations entre les adhérents et le club.
Le 11 mai des cours reprirent, en extérieur, comme par exemple sur un parcours de santé de la forêt de Chaux. Sur inscription, des groupes de neuf personnes maximum étaient alors conçus.

Les huit cours par jour proposés aux adhérents ne cessent de brûler les graisses acquises dernièrement.

Une salle de sport sensible aux questions d’hygiène

Parmi la demi-douzaine de salles de sport de la ville, celle de Lunaisens est « l’une des plus grosses […] de Dole, qui fonctionne bien, et qui respecte les règles sanitaires depuis longtemps déjà. […] Bien avant cette crise, cette salle de sport était sensible aux questions d’hygiène » ; note le sous-préfet de l’arrondissement de Dole.
Et pour cause, dès janvier, Aude Andreu proscrivit les embrassades et les serrages de mains entre l’équipe et les membres de Lunaisens. Une mesure prise suite aux actualités de Wuhan.

Et pour cause, dès janvier, Aude Andreu proscrivit les embrassades et les serrages de mains entre l’équipe et les membres de Lunaisens. Une mesure prise suite aux actualités de Wuhan.

Dorénavant, le club à l’ambiance familiale continue sa mutation. Remise totalement en forme, la salle de sport dispose de certains équipements qui sont incompatibles avec les mesures sanitaires en vigueur, comme l’espace SPA abritant un sauna. Ce lieu demeure donc fermé.
Outre les marquages au sol, des bouteilles de gel et de solution hydroalcoolique parsèment les diverses pièces. Désinfectées, les toilettes ne sont accessibles que sur demande. Tout est fait pour respecter la distanciation physique et les gestes barrières.
La DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) peut, comme le résume parfaitement Joël Bourgeot ; « constater que toutes les contraintes sanitaires sont respectées ». Et pour cause, comme l’explique Aude Andreu ; « avant d’ouvrir, tout a été désinfecté ». Une vigilance sanitaire rassurant les membres qui regagnent déjà les tapis de course…

« Toutes les contraintes sanitaires sont respectées » ; Joël Bourgeot, sous-préfet de l’arrondissement de Dole.

Vers un nouveau feel good* ?

Les huit cours par jour proposés aux adhérents ne cessent de brûler les graisses acquises dernièrement. Âgé de seize ans, Rezan se réjouit de la réouverture de sa salle de sport ; « Ça nous a manqués. Les mesures sanitaires ne sont pas trop contraignantes puisque notre salle est bien gérée ».
Au rythme des pulsations et dans le respect, les adhérents peuvent poursuivre à forger leur corps. Les sourires font déjà baisser la tension, tandis que Aude Andreu, soulagée par cette réouverture, reconnaît que « c’est très très dur financièrement. Il va falloir rattraper le retard ».
Entre le cardio et les appareils de musculation, il semble évident qu’une avalanche d’endorphines est à venir…
*« Feel good » (anglais) signifie en français « se sentir bien » (et oui, le drame de l’anglicisation de notre langue…).