Brevans : Dole Biogaz ouvre les vannes

Jérôme Wagner, Directeur Territorial Franche Comté et Cyril Maignan, responsable SAS Dole Biogaz ont déclenché symboliquement l’injection du « gaz vert » dans le réseau de gaz naturel de Brevans. Cela provoque l’arrêt des torchères qui marquent ainsi le lancement technique de la valorisation du biogaz produit par l’unité de méthanisation Dole Biogaz.

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Biogaz Dole


Un travail partenarial entre politiques, financeurs, techniciens et agriculteurs, durant 8 longues années a permis d’aboutir à ce projet tellement innovant ; c’est la première unité de méthanisation en injection de biométhane du Jura.
Il a fallut avancer en s’appuyant sur différents projets existants en Europe, étudier de près les textes de lois français en lien avec ce type de réalisation, réadapter quand les lois ont pu changer, et construire définitivement ce site en tenant compte des besoins, des impacts locaux et des finances injectables.
Ce projet a toujours été pensé comme un plus pour la société humaine locale ainsi que l’environnement.

Jérôme Wagner, Directeur Territorial Franche Comté (gauche) et Cyril Maignan responsable SAS Dole Biogaz (droite) lors de la mise en service injection biométhane.

19 exploitants agricoles y participent

Ce sont 19 exploitants agricoles, installés dans un rayon de 20 kilomètres, qui se sont investis dans la construction et la gestion de ce site en étant à ce jour actionnaires et acteurs/fournisseurs tout au long de l’année.
Ils fournissent la matière première constituée de fumiers de bovins, essentiellement, et aussi d’ensilages produits à partir des CIVE (Cultures Intermédiaires à Valorisation Énergétique : seigle, sorgho..). Un planning mensuel est arrêté avec chacun d’eux afin que le transporteur attitré puisse passer récupérer les lundis, mercredis et vendredis les fumiers de l’exploitation afin d’alimenter l’unité de méthanisation. Après environ 4 mois de cycle le Digestat (liquide et solide) alors désodorisé, du fait du procédé, pourra être récupéré par les agriculteurs, proportionnellement à ce qui a été fourni au départ, afin de fertiliser les cultures comme engrais organique, au plus près du besoin des plantes tout en conservant la biodiversité. Ce sera 30 150 t/an de matières organiques qui seront récupérées.
En parallèle, le biométhane récupéré, à raison de 261 m³ par heure, sera odorisé (THT) et injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel dolois, exploité par GRDF. Il couvrira la consommation en gaz de la ville de Dole à raison de 10 % l’hiver et 100 % l’été.
Cette installation a coûté 10 M€ qui sont couverts par les actionnaires comme Ter’Green, les agriculteurs et la Communauté d’Agglomération du Grand Dole.

L’environnement, l’agriculture locale et les collectivités

Les exigences des Directives Européennes (23 % d’EnR dans la consommation d’énergie, 10 % dans les transports en 2020), les objectifs fixés par le grenelle de l’Environnement, poussent à développer le « gaz vert ». De plus, c’est une solution pour lutter contre le réchauffement climatique local et national tout en valorisant les ressources locales et en rendant le pays plus indépendant au niveau des énergies. Il ne faut pas oublier que le biométhane est la seule énergie renouvelable stockable et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui sont des atouts de poids.

Au micro, Philippe Spannagel, Président de la SAS Dole Biogaz et à droite Thierry Gauthray-Guyenet, élu du Grand Dole en charge de l’énergie et du Plan Climat Air Energie Territorial ainsi qu’un agent GRDF.

Le « gaz vert » crée de l’emploi local et renforce la pérennité de l’agricole de territoire

L’unité de méthanisation Dole Biogaz offre aussi au territoire un outil de traitement pour certains biodéchets (collectivités, particuliers, entreprises et industries agroalimentaires…) d’où à terme une véritable amélioration du bilan carbone local.
La transition écologique est une préoccupation du Grand Dole avec le projet des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics, le développement de la filière hydrogène et aujourd’hui le biogaz du réseau qui pourrait aussi peut être servir à faire fonctionner certains véhicules publics…