Diverses manifestations autorisées en plein confinement…

Notamment celle du Collectif «Nous Toutes», contre les violences faites aux femmes.

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Une manif. pour les femmes sous le soleil et la fraîcheur du matin!
Une manif. pour les femmes sous le soleil et la fraîcheur du matin!
Une centaine de manifestants en majorité féminins bat le pavé rue du Pré.

Quand la cocotte-minute bouillonne, on entend seulement le couvercle qui clapote par-dessus, et c’est juste le signe qu’il faut l’enlever ou tout du moins le soulever avant que le contenu ne déborde et amène catastrophe sur le feu…
Ces quelques jours trois manifestations se sont succédé : vendredi soir 20 novembre c’était un rassemblement d’une centaine de personnes organisé sur le parvis du musée de l’Abbaye à Saint-Claude, contre la loi «Sécurité Globale» et notamment son article 24, vis-à-vis des journalistes,  mardi 24 à Lons-le-Saunier c’était  la «Marche des Sacrifiés» contre la fermeture qui dure, qui dure des petits commerces et autres, et ce samedi matin 21 à Lons, à Dole et à Saint-Claude, c’était trois chaînes humaines pour dire stop aux violences faites aux femmes. Ces trois manifestations ont reçues l’aval des autorités préfectorales, en plein confinement… avec certes le respect des consignes sanitaires de base de distanciation sociale. Mais ne serions-nous pas cependant en présence de la théorie de la cocotte-minute vue ci-dessus? Il est vrai l’atmosphère est pesante, et les gens en ont marre de cette situation qui dure, Covid, masques, tests, confinement, chômage, commerces, bars, restaurants fermés, sports en berne, culture massacrée, balades réglementées, attestation, Ausweis, etc… La pression monte….

Manifestations inédites contre les violences faites aux femmes…

A Lons, Dole et Saint-Claude l’appel du collectif national “Nous Toutes “ ce samedi 21 novembre à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes a été suivie par plusieurs centaines de personnes, afin de dire stop aux violences faites aux femmes. Le collectif n’appelait pas à de marches nationales contre les violences sexistes et sexuelles, mais simplement à des actions dans toute la France devant chaque lieu, où les droits des femmes sont bafoués, où la culture du viol fait la règle, où le sexisme pourrit leurs libertés et leurs droits (police, justice, éducation…).
Dans la cité pipière, le défilé bon enfant est parti de la sous-préfecture en allant à la place du 9 avril pour une centaine de participants, dont une très grande majorité de femmes bien sûr, mais parmi lesquels s’étaient glissés quelques hommes.
Tout le long du cortège slogans et chansons étaient entonnées par les manifestants, surtout celui-ci : «Nous voulons, vous voulez, marcher dans les rues, sans être reluquées, sans être harcelées, sans être agressées, sans être violées, sans être tuées, nous voulons…».
Arrivée à la Place du 9 avril, la manifestation s’est dispersée normalement…