Dole Environnement a présenté la Biodiversité de la Ville

Cette activité découverte proposée par Dole Environnement, avec le soutien de la Ville de Dole, a déjà eu lieu le mercredi 15 juillet ainsi que les dimanches 9 et 16 août, sachant que le 23 août fut la dernière du cycle et ne sera pas reconduite l’année prochaine car après 5 années il est temps de proposer des nouveautés.

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Observation du faucon pélerin.

Un petit groupe suit avec beaucoup d’intérêt “L’Incontournable” de la ville que présente Laura, animatrice à Dole Environnement. C’est au cours de cette balade commentée dans le centre historique de Dole, à la découverte des espèces sauvages emblématiques et remarquables que les personnes pourront chercher, trouver ou retrouver ces animaux inattendus.

Le couple de faucon

Le groupe s’est retrouvé au pied de la majestueuse collégiale culminant à 73 mètres. C’est justement cette hauteur qui intéresse particulièrement le couple de faucons pèlerins installé depuis 2014. Laura présente ces rapaces qui sont la fierté de la ville et de ses habitants. La femelle, plus grosse, au poitrail plus gris, pavane sur les hauteurs au niveau du clocher et se laisse observer grâce aux jumelles et la longue-vue. Le mâle qu’en à lui ne sera visible que deux heures plus tard de l’autre côté de la collégiale et reconnaissable à son poitrail blanc et sa plus petite taille. Ce couple donne naissance à 2 à 4 petits chaque année depuis 6 ans. Ces derniers, dès leur naissance, sont choyés par les parents qui s’alternent durant 40 jours pour les nourrir. Puis, dès qu’ils savent voler ils recevront une formation de 6 à 9 semaines pour apprendre à chasser. Dès qu’ils maitrisent ce savoir ils seront chassés afin de faire leur vie hors du territoire parental. Le faucon peut voir ses proies à 7 kilomètres et il chasse en piqué à une vitesse allant de 280 à 300 km/h. A Dole, il chasse essentiellement les pigeons (80% de sa nourriture) lorsqu’ils sont en vol et aussi d’autres oiseaux ; il est ornithophage.
Du jardin des Chevannes il a aussi été possible d’observer la femelle bien installée sur sa barre de métal en observation. Laura rappelle que dans les années 1960, la population des faucons pèlerins avait beaucoup diminué du fait des pesticides et autres produits phytosanitaires qui empoisonnaient ces derniers. De plus, à cette époque, des braconniers capturaient les faucons pour les revendre à des fauconniers. Depuis les années 70, le faucon pèlerin est une espèce protégée et la population a augmentée. Dans la nature, il reste malgré tout une menace. Les sports de nature à proximité des habitats des faucons entrainent souvent les femelles à abandonner leur nid.

Un jeune héron attendant le poisson.

Dans l’Allée des Doubs Rêveur

C’est au bord de l’eau qu’il est possible de présenter le ragondin qui est un animal nuisible détruisant les berges du Doubs entrainant éboulements et affaissements. Cet animal n’est pas originaire de France, il nous arrive d’Amérique du Nord et a été importé pour sa fourrure. Celle-ci n’étant plus intéressante, à un moment donné les ragondins ont été relâchés dans la nature et se sont très bien adaptés à leur nouveau milieu au point d’être aujourd’hui un problème du fait de leur impact négatif.
Un autre animal avec lequel on le confond souvent, c’est le castor qui lui est bien né ici en France. C’est d’ailleurs une espèce protégée car le castor est très utile. Cet herbivore que l’on trouve le long du Doubs, repérable à ses huttes et barrages, est un acteur de la biodiversité. En effet, en coupant des arbres, il leur permet un plus fort enracinement qui maintient les berges et les arbres têtards dont il est en partie le créateur, accueillent une biodiversité très importante. Bien sûr, parfois, les barrages peuvent entrainer la montée des eaux sur des terres cultivables et à ce moment-là il faut trouver des solutions avec les propriétaires.

Les hirondelles des fenêtres

Au passage du Prelot, ce fut un beau spectacle en voyant tout d’abord s’envoler un martin-pêcheur et en observant un jeune héron en attente de poisson. Dans le même temps, tout un groupe d’hirondelles de fenêtre, reconnaissables à leur ventre blanc, chassaient sans relâche des insectes à la surface de l’eau.
Un petit saut rue Marcel Aymé, a permis d’observer les nids de ces hirondelles installés au coin de plusieurs fenêtres, d’où le nom de cet oiseau.
La balade de deux heures a pris fin à cet endroit et fut vraiment très instructive.

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