Des vœux très rigoureux, au Centre Hospitalier Louis Pasteur

Inquiétudes, tensions et soucis de rentabilité étaient au programme...

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Alexandrine Kinetzy-Laluc, directrice par intérim du C.H Pasteur.

L’ancien directeur Emmanuel Luigi, ayant quitté ses fonctions fin décembre, c’est la directrice par intérim, Alexandrine Kinetzy-Laluc qui ouvrait le bal des discours successifs de cette cérémonie de vœux.
Laquelle saluait le “contrat de performance financière passé avec l’A.R.S” et les “efforts de redressement” obtenus, permettant ainsi “d’optimiser les capacités et de réduire l’endettement”.
“Malgré cela, le déficit s’est quand même creusé. Ce qui nous amène à plancher sur de nouvelles restructurations, afin de dégager une meilleure productivité” indiquait-elle.
Évidemment, le récent accord de coopération, passé le mois dernier entre les deux établissements hospitaliers de Dole et Besançon, fut lui aussi évoqué.
“Ce qui nous permet de conserver une offre ambulatoire de proximité et de poursuivre la modernisation du bloc opératoire”.
En 2019, l’accent sera mis sur la dématérialisation de certains processus administratifs.
“Je vous souhaite l’énergie et la motivation nécessaire pour relever ce défi, malgré un contexte de rigueur et de difficultés” concluait la directrice.

“On ne peut pas se plaindre de la fermeture d’un restaurant quand on ne va jamais y manger…”

Même son de cloche pour Sylvain Gibey, président de la CME de l’hôpital Pasteur et chef du service des urgences qui, même s’il se félicitait de l’arrivée d’un cardiologue, ne cachait pas ses craintes face à “de nouvelles fragilités”. Notamment concernant l’activité neurologique.
Et de rappeler que toutes les équipes œuvraient avec courage pour “veiller à assurer la pérennité de l’hôpital”, avant de glisser une phrase, qui crispait quelques sourires de l’assistance : “On ne peut pas se plaindre de la fermeture d’un restaurant quand on ne va jamais y manger…”

Enfin, le maire et président du Conseil de surveillance, axait lui aussi son propos sur les “inquiétudes et tensions” qui règnent actuellement à Dole, comme dans l’immense majorité des établissements hospitaliers de taille similaire. En cela, pragmatique, Jean-Baptiste Gagnoux observait :
“Il y aujourd’hui une impérieuse nécessité d’une nouvelle politique de santé en France. A Dole, parmi toutes celles qu’il nous faut traiter, la question de l’hôpital est la plus compliquée et la plus tendue… Il nous faut améliorer le lien avec les médecins de ville. Heureusement, grâce aux différents partenariats dernièrement conclus, les perspectives semblent aujourd’hui plus favorables sur le long terme”.

L’assistance.