Des formations de pointe pour le personnel hospitalier

Un semi-remorque leur a permis de réviser les techniques d’intervention chirurgicale au bloc, et de découvrir de nouveaux matériels de type broches, plaques de titane, etc.

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Emmanuel Mazzilli, infirmier au bloc, s'est exercé à mettre une broche dans un humérus.

Clouer, carotter, percer, visser : non, il ne s’agissait pas de bricolage mais bien d’interventions chirurgicales pointues lors de la journée de formation qui s’est déroulée mardi denier à l’hôpital de Lons. Dans un imposant semi-remorque, 8 ateliers ultra-modernes ont permis aux infirmiers en bloc opératoire de « réviser leurs classiques », à savoir les interventions en traumatologie. Pour Laurence Frelin, infirmière au bloc de Lons, cette formation a permis de « se mettre à la place du chirurgien, pour avoir une autre vision des interventions » et ainsi maitriser à fond, peaufiner le déroulé afférent aux interventions chirurgicales. Une bonne chose d’autant plus « que l’hôpital de Lons est très riche en matériel » a-t-elle précisé, d’où un large panel d’outils très techniques à maitriser. Emmanuel Mazzilli, infirmier depuis 33 ans, a abondé en ce sens : « On ne peut pas travailler avec quelque chose qu’on ne connaît pas, cette formation nous permet de mieux aider les chirurgiens », en positionnant mieux le patient par exemple.

« Sécuriser encore plus les actes opératoires »

Les ateliers leur ont permis entre autres de percer un humérus fracturé pour y installer une broche en titane, « un métal bio-compatible » a expliqué la société américaine Stryker, fabricant de ces produits spécialisés. Pour celle-ci, la formation a permis aussi de « sécuriser encore plus les actes opératoires », et de présenter de nouveaux matériels, comme cette plaque en titane courbée à visser sur un coude (que l’hôpital de Lons devrait toucher prochainement). Une cinquantaine de personnes ont profité de cette « première » jurassienne dans ce semi-remorque qui parcourt toute l’Europe à raison de 60 à 80 formations par an : tous les chirurgiens orthopédiques, les préparateurs en pharmacie et pharmaciens, ainsi que les personnels de la stérilisation. Grâce a un masque de réalité virtuelle, les chirurgiens ont même s’essayer à la ligamentoplastie (arthroscopie) en conditions quasi-réelles. Lons constituait une étape pour le camion affrété par Stryker : après Oxford (Angleterre), il a mis le cap sur l’Espagne.