Des dessins d’Edme Perrin de Saux au Carcom

Ils sont présentés jusqu’au 14 septembre, du lundi au samedi, de 14 h à 19 h. L’entrée est gratuite.

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L’exposition consacrée aux dessins d’Edme Perrin de Saux, « Jura 1850 : paysages & monuments », vient d’être inaugurée au Carcom. Elle est visible gratuitement jusqu’au 14 septembre.

Edme Perrin de Saux (1813 – 1894), issu d’une famille de la Côte-d’Or et du Jura, aurait étudié le dessin à Beaune. Il a laissé quelques peintures sur toile et plus de 200 esquisses et dessins.

Les uns, réalisés au cours de visites familiales (Cuiseaux, Chilly-le-Vignoble, Conliège, Salins-les-Bains), esquissent des paysages et des monuments de 22 communes jurassiennes (Lons-le-Saunier, Le Pin, Montaigu, Baume-les-Messieurs, Salins-les-Bains, entre autres). Les autres, effectués lors de voyages en Haute-Loire, dans la vallée du Rhône et sur la Côte-d’Azur, traitent de sujets similaires.

L’exposition présente l’artiste, son travail et plus particulièrement les œuvres illustrant, de manière inédite, le Jura, l’Ain, la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire vers 1850.

Un « gentilhomme » vigneron bourguigon du 19e siècle

Ainsi est résumée sa biographie au sein de l’exposition… Edme Perrin de Saux (1813 – 1894) voit le jour à Beaune (Côte-d’Or) où ses parents, Claude-Etienne Perrin de Saux (1784 – 1836) et Constance Chevignard de La Pallue (1793 – 1871), « propriétaires rentiers » originaires de cette ville, se sont mariés en 1812. Il est l’aîné d’une fratrie comptant trois autres enfants : Claudine (1815 – 1871) ; Charles (1817 – 1845) qui épouse Julie Vuillermet (1821 – ?) ; et Léon (1819 – ?) qui s’unit à Louise de La Follye de Joux (1821 – 1891).

En 1836, après le décès de son père au château de Chevignerot, Edme vient habiter ce hameau viticole de Vignoles (Côte-d’Or).

A Cuiseaux (Saône-et-Loire) en 1840, Edme Perrin de Saux épouse Agathe Daguier (1819 – 1872), nièce du président du tribunal de Beaune, Pierre-Christophe Lebrun. Celle-ci est la fille de Philibert Daguier (1774 – 1834), juge de paix et maire honoraire de Cuiseaux (1820 – 1828), et de Jeanne Lebrun (1794 – 1848), originaire de Chilly-le-Vignoble (Jura).

Deux filles naissent de cette union à Beaune : Hélène (1841 – 1918), qui épouse le Beaunois Léon Bertheault de Noiron (1835 – 1894), et Nathalie (1843 – 1858).

Les recensements de Vignoles (1841 – 1886) esquissent le quotidien d’Edme Perrin de Saux et des siens en leur château de Chevignerot. Celui-ci abrite, outre le ménage du maître des lieux, sa mère (1851 – 1871) puis sa fille et son gendre (1866 – 1886) et leurs enfants, Maurice et Edmé Bertheault de Noiron (1866 – 1876). Trois à cinq domestiques, selon les années, servent cette famille élargie : valet de chambre, femme de chambre, cuisinier ou cuisinière et bonne d’enfant(s). Ce personnel de maison côtoie des domestiques d’exploitation, affectés à la basse-cour et à l’écurie, car le château est au cœur d’un domaine, partagé entre élevage et viticulture.

Homme de son siècle et de son milieu, Edme Perrin de Saux consacre l’essentiel de son temps à la gestion de ses rentes et revenus fonciers ainsi qu’à l’élevage de vins de qualité ; il est toutefois brièvement maire de Vignoles (1843 – 1848). Tel est le « gentilhomme » vigneron bourguignon, l’artiste confidentiel inspiré par le Jura qui s’éteint en 1894.