Des camping car plutôt adeptes du « peace and love »

Parfois pointés du doigt par certains esprits chagrins, des passionnés expliquent leur respect de l’environnement et d’autrui.

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Pour Agnès et Philippe Poulot, le camping car reste un moyen privilégié d'aller à la rencontre d'autrui.

Depuis le début de la pandémie, ils sont plus nombreux à sillonner les routes de France et de Navarre : que ce soit en location ou en propriété, davantage de jurassiens goûtent au plaisir de voyager avec leur petite maison mobile, le Covid étant passé par là pour les inciter à davantage d’autonomie. Comme beaucoup d’entre eux, Philippe Poulot et sa femme Agnès goûtent au plaisir de partir comme ils veulent au volant de leur camping-car. Pour ces retraités, tout l’intérêt de la chose consiste à découvrir la France et l’Europe, avec un soupçon d’aventure et de convivialité en plus. « Nous avons beaucoup fréquenté le réseau France Passion, qui nous accueille gracieusement sur des exploitations agricoles » témoignent-ils, avec des rencontres de producteurs auxquels les camping-caristes achètent des victuailles locales. « Nous faisons aussi nos courses au fur et à mesure » ajoute Agnès Poulot, ce qui génère des retombées économiques sur le territoire. Les époux Poulot, originaires d’Arlay, témoignent surtout sur le mode de vie qu’affectionnent les camping-caristes : un esprit de découverte et de respect de la nature. Le concept même du camping-car étant basé sur l’autonomie, ils sont à même d’emporter tous leurs déchets et leurs eaux usées avec eux : « Je n’ai jamais vu un sac poubelle trainer » sur des aires affirme Agnès Poulot. L’immense majorité des vans ou des camions vidangent sur des aires de service mises à leur disposition par des municipalités qui ont bien compris l’intérêt de capter cette nouvelle clientèle.

Une cohabitation pacifique

C’est ainsi que la Communauté de Communes Porte du Jura a inauguré dernièrement une nouvelle aire de services ultramoderne et confortable au pied de la « Caborde » à Beaufort (un espace dédié au tourisme et à la culture). « Nous avons été très bien accueillis en Bourgogne » confirme par ailleurs Philippe Poulot : « en échange d’une aire parfaitement propre, chaque camping car donne ce qu’il veut pour le sou des écoles du côté de Guédelon ».
Idem à Vandenesse en Auxois où Monsieur le maire en personne est venu leur remettre un sac rempli de documentation touristique pour découvrir sa ville. Au Frasnois, dans le Jura, le premier édile indique pour sa part que « 95% des camping-caristes respectent l’environnement ». Quant aux 5% restants, ils pourraient venir de néophytes en la matière : de nouveaux acquéreurs ou des locataires encore peu rodés aux us et coutumes  du « métier » estime Agnès Poulot.
Des propos qui incitent plutôt à une cohabitation pacifique cet été…