Des aides pour les malvoyants

A l’initiative de l’association « Faire ça voir », un panel de solutions a été présenté pour rompre avec l’isolement et le noir.

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"Oui, il est possible de se déplacer quand on ne voit pas" a expliqué Philippe Henckel.

Perdre (totalement ou partiellement) la vue : un drame lorsqu’on sait que 80 % des informations que nous captons passent par les yeux. Pour faire face, l’association « Faire ça voir », présidée par Ted Carret (opticien à Lons) a organisé le 4 avril au Carcom une soirée d’échanges. L’occasion de sensibiliser le grand public aux innombrables difficultés rencontrées au quotidien par les malvoyants ou non voyants. Parmi elles, la question des déplacements. Philippe Henckel, instructeur en locomotion, a redonné de l’espoir : « Oui, on peut continuer à se déplacer quant on ne voit plus (ou plus assez),  grâce à un renforcement des autres sens ». L’ouïe peut ainsi permettre d’analyser spatialement un carrefour, de savoir où se trouve le feu rouge, le nombre de voies, le trafic, etc.
Plus surprenant, nous possédons tous en nous un « sens des masses » : grâce à des récepteurs situés sur le visage, il est possible de situer les objets situés à proximité immédiate.
« Ca marche très bien » a expliqué Philippe Henckel, citant l’exemple d’aveugles capables de percevoir un mur ou un poteau sans canne. Celle-ci reste cependant un formidable outil (utilisée par 25% seulement des malvoyants). Le chien-guide, « sorte de super-canne » permet de se déplacer avec davantage encore de fluidité et d’aisance.
Enfin, les opticiens spécialisés en basse vision (comme Atol à Lons) proposent de multiples solutions techniques pour mieux vivre au quotidien : verres spéciaux, filtres, loupes électroniques, lunettes à synthèse vocale, etc.

Contact : Faire ça voir 06 76 33 44 93.