De nouvelles marches pour les libertés dans le Jura

Plusieurs centaines de manifestants ont demandé le retrait de la loi Sécurité globale, qui comme d’autres textes moins connus restreignent plusieurs droits fondamentaux, à commencer par le droit de vous informer.

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Après deux éditions fin 2020, les marches des libertés ont repris dans le même objectif : demander le retrait de la loi dite Sécurité globale. Selon Richard Dhivers, secrétaire général de l’Union départementale CGT, « elle sert déjà de prétexte à des interventions illégitimes de la police à l’encontre de qui fait des photos, des vidéos ou porte un stylo dans une manifestation, elle instaure un délit d’intention (article 24) ».
Au nom des 16 associations ou organismes engagés dans ce combat, il a rappelé que « ce texte prévoit le déploiement des drones de surveillance généralisée (article 22) et des caméras-piétons dont les images pourraient être vues par des policiers sans accréditation et en direct dans les postes de commandement (article 21) ».
Sans oublier « le Schéma national de maintien de l’ordre du ministre de l’intérieur en septembre 2020 qui conditionne la sécurité des journalistes à leur accréditation préalable par les préfectures pour couvrir une manifestation ».
Globalement, selon les organisations syndicales, associatives et politiques, « La liste est longue des textes sécuritaires adoptés pour de fausses bonnes raisons (lutte anti-terroriste ou contre la délinquance), mais dangereux pour les libertés individuelles et collectives, car ils restreignent le droit de manifester, le droit d’informer, le droit syndical, le droit à l’intimité de la vie privée… ».
L’appel à manifester a été suivi par 230 personnes à Lons (une centaine selon la police), 60 à Dole, et 50 à Saint-Claude selon les organisateurs.