De nouveaux dispositifs pour garantir la sécurité

Lundi 8 dernier, Jean-Baptiste Gagnoux, le maire de Dole, accompagné de Stéphane Champanhet, adjoint en charge de la sécurité, ont présenté de nouveaux dispositifs pour faire de Dole une ville plus sûre. De nouvelles caméras de vidéoprotection et des bornes anti-béliers devraient être installées.

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Pas moins de 17 nouvelles caméras, dont 6 en 2021 seront installées.

 

Depuis quelques années, Dole s’est doté de caméras de vidéoprotection dans des points stratégiques. Permettant de dissuader d’éventuels délits (ou pire encore), ce dispositif s’étendra cette année encore, avec l’installation en 2021 de 6 caméras.

Offrant la possibilité aux forces de l’ordre de constater des infractions ou de réguler les flux, 131 caméras, dont 66 en extérieur, sont opérationnelles dans la ville.

Et le mouvement ne va pas s’arrêter là. Un communiqué de presse de la ville de Dole explique que pour protéger tout un chacun et « afin de poursuivre le déploiement de la vidéoprotection et de renforcer le maillage sur la Ville, il est prévu d’installer 17 nouvelles caméras, dont 6 en 2021 ». L’objectif ultime sera de protéger toutes les écoles de la ville de Dole.

 

Il est prévu de « poursuivre le déploiement de la vidéoprotection et de renforcer le maillage sur la Ville ».

D’autant plus que ces dispositifs permettent aussi d’apporter des réponses lors d’enquêtes judiciaires. Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole, précise dans un post Facebook, « La Vidéo-protection ne résout pas tout, bien sûr !… Mais elle contribue grandement à élucider des affaires dans notre ville et ce, toutes les semaines ». Effectivement, ce dispositif a permis récemment d’arrêter notamment un homme armé d’un couteau lors d’une bagarre dans le centre-ville ou « de déterminer les protagonistes jeunes mineurs qui ont odieusement séquestré un jeune dans un bâtiment à proximité de la gare il y a quelques jours », poursuit le maire. Selon le communiqué évoqué précédemment, la vidéoprotection est « un véritable atout dans la résolution d’affaires, avec en moyenne, une centaine d’extractions d’images et de vidéos demandée sur réquisition judiciaire ». Un déploiement toutefois coûteux, puisque celui-ci devrait coûter 184 000 euros.

Les Dolois semblent toutefois partagés sur cette mesure. Certains comme Véronique* sont plutôt rassurés par cette mesure : « On se sentira plus en sécurité, c’est sûr. Ça ne sera pas de trop dans certains endroits où on ne se sent pas tranquille ». D’autres à l’inverse ont plutôt peur d’une dérive, comme Gérard* : « J’ai un peu peur qu’à force de multiplier ces dispositifs, on se sent toujours surveillés. Je n’ai rien à me reprocher donc je n’ai pas à être traité comme un délinquant et à être surveillé à tout bout de champ. Il ne faut pas que la sécurité devienne un prétexte ». Là où tous tomberont d’accord, c’est assurément sur le déploiement de ces dispositifs pour protéger les enfants des écoles maternelles et primaires.

D’autres dispositifs pour sécuriser davantage les écoles

La sécurité des enfants est une priorité pour les élus de la ville de Dole. De ce fait, en plus de la vidéoprotection qui permettra de protéger les plus jeunes notamment, des visiophones devraient être posés dans les écoles pour une gestion à distance des portes. Des alarmes seront aussi installées.

Des films pour assombrir les vitres rendront impossible tout regard malveillant depuis l’extérieur. Tout un ensemble de dispositifs qui coûtera plus de 70 000 euros.

Des bornes anti-béliers seront installées

Pour sécuriser davantage les espaces publics, des bornes anti-béliers (escamotables ou rétractables) et des barrières seront installées sur certains axes proches du centre-ville de Dole. Outre la volonté de sécuriser les manifestations notamment, un aspect pratique existe. Jusqu’alors, lors d’un rassemblement dans le centre-ville, les agents devaient déplacer de lourds blocs de béton.

Dès l’automne 2020, ce dispositif a déjà été installé (rue de l’Orveau et place Nationale, côtés rue Carondelet et Fontaine). Il sera prochainement déployé dans les rues, Attiret, Sauria, de la Bière, Grilleton, la Grande Rue et la Rue Marcel Aymé. L’ensemble coûtera 100 000 euros.

*Les prénoms ont été changés.

 

Offrant la possibilité aux forces de l’ordre de constater des infractions ou de réguler les flux, 131 caméras, dont 66 en extérieur, sont opérationnelles dans la ville.