«De Ferme en Ferme» à la fabrication du fromage de chèvre

A la découverte de l’agriculture de proximité.

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Les Jolies Biquettes à l’étable!
Le laboratoire pour fabriquer les bons fromages de chèvres!

Les 26 et 27 septembre dernier, les agriculteurs et agricultrices du Jura ont ouverts les portes de leur ferme  pour la première édition du Jura «De Ferme en Ferme». Rappelons simplement que cette initiative existe pour la 13ème année consécutive chez nos amis et voisins de l’Ain, et que suite à la pandémie du Covid-19, cette opération initialement prévue en avril n’a pu se mettre en place chez eux comme chez nous que sur cette fin de septembre. Ce fut pour beaucoup deux jours pluvieux, mais dans l’ensemble les citoyens ont joué le jeu et ont rendu visite à leurs agriculteurs de proximité. Pour cette première une petite quarantaine de professionnels avaient répondu présents sur tout le territoire du Jura et pas seulement sur La Petite Montagne, terre agricole par excellence s’il en est.
Sur notre belle terre haut jurassienne, ils étaient au nombre de sept pour porter ce premier flambeau, éleveurs d’escargots, de chevaux, de volailles, fabricants de fromages frais comme éleveurs de vaches typées, de chèvres, etc… C’est d’ailleurs un élevage de chèvres qui nous a accueillis pour illustrer notre propos…

“Barbiche et Pampille” à Pratz sur les Hauteurs de Saint-Lupicin…

Et plus exactement au lieu-dit Le Patay, dans un cadre un peu privilégié à 800 m d’altitude les visiteurs ont pu rencontrer Emmanuelle Girardin et Thierry Perrier-Michon son compagnon à la chèvrerie «Barbiche et Pampille». Pour résumer après un licenciement de l’industrie qui vous paraît injuste et cruel, que faire?  Se disperser ou rebondir !
C’est la deuxième solution de reconversion qu’Emmanuelle Girardin a choisi non sans mal. Et la passion par la suite a pris le dessus très vite. Ils exploitent ainsi une chèvrerie de 60 pensionnaires féminines et de deux boucs pour la reproduction, ainsi qu’une quinzaine de porcs pour éliminer les déchets de nourriture.
«Certes, mais ce n’est pas simple tous les jours ».
Il y a la traite pour les chèvres, et la confection à l’issue des fromages dans le laboratoire qui se situe juste derrière l’étable. La traite prend une demi-journée de travail avec l’entretien des bêtes, car il faut quotidiennement les «bichonner dans le hâloir pour obtenir de beaux et bons fromages… C’est un produit vivant».
Il faut fabriquer les fromages tous les jours et leur commercialisation est réalisée en vente directe à la ferme, ou sur les marchés à Saint-Claude, Lavans plusieurs jours par semaine, chez les revendeurs sur Saint-Lupicin, Saint-Claude, Vaux, et dans les restaurants  notamment «Au Regardoir» à Moirans.
On ne chôme pas, mais c’est à ce prix que l’on produit du fromage de chèvre de qualité à la ferme… Un travail que les visiteurs ont pu largement apprécier et déguster !