Dans les rivières et les lacs de Petite Montagne

Quelques rappels, suite à l’ouverture de la pêche ce 9 mars…

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La pèche est ouverte!

 

La pèche dans le Jura c’est environ 2100 kms de rivières classées en 1ère et 2ème catégorie, 1000 ha de lacs naturels, plus de 2100 ha de lacs artificiels sur la rivière Ain, dont 1600 ha du lac de Vouglans, 380ha du lac de Coiselet, et une partie des 260ha du lac de Bolozon. C’est aussi 32 Associations Agréées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques (AAPPMA) pour environ 12000 pêcheurs. La Fédération départementale de pêche est organisée autour d’un Conseil d’Administration composé de 12 membres élus par les Sociétés de pêche et leurs délégués, qui gèrent tout cela. Sur le plan technique, ce sont 4 chargés de développement, un responsable du pôle technique, un ingénieur hydrobiologiste et un responsable administratif et financier, ainsi qu’un 1 technicien qualifié qui assurent le job. On trouve des eaux vives en milieu calcaire où les salmonidés incitent à une pêche sportive, notamment à la mouche, et au développement de la truite Fario. Ce samedi 9 mars c’était la fête des pêcheurs à la ligne  avec l’ouverture de la truite Fario notamment, ainsi que du sandre et du brochet. Tout au long de cette matinée du samedi beaucoup de pêcheurs se sont mis en marche pour cet évènement le long des belles rivières jurassiennes les simples pêcheurs, comme les défenseurs viscéraux de la nature, de l’élément liquide, et de la pêche «No-Kill», qui comporte de plus en plus d’adeptes, et qui prône de relâcher le poisson à l’eau. Bonne pêche…

La situation de l’eau cependant n’est pas brillante…

La Fédération se doit tout d’abord de garantir dans les meilleures conditions la pratique de la pêche aux adhérents des AAPPMA de tout le département. Elle a également un devoir de gestion des ressources piscicoles et de protection des milieux aquatiques, notamment vis-à-vis de la pollution. De plus l’épisode de sécheresse 2018 a fait payer un lourd tribut au peuplement salmonicole des rivières. Nombre de cours d’eau se sont retrouvés à sec sur la quasi-totalité de leurs linéaires, sans possibilité de recolonisation pour certains d’entre eux. Sur les grands cours d’eau, la baisse de niveau, la durée d’ensoleillement, les températures de l’air couplées à une très faible dilution des rejets en tout genre ont engendré la mortalité d’une grande quantité de poissons. Cet épisode, qui sera amené à se répéter dans les années à venir, fait suite à 2 années hydro-logiquement défavorables qui avaient déjà mis à mal la qualité piscicole de nos rivières. Il est urgent d’agir pour tous. Soyons vigilants…

La pèche est ouverte!
Le poisson ne demande qu’à grandir!