Covid : un autre monde, plus libre, est possible

Plusieurs centaines de médecins, scientifiques, universitaires ont lancé des appels alternatifs au confinement général. L’une d’eux, criminologue jurassienne et docteur en socio-anthropologie, explique pourquoi il est grand temps que la peur cède la place à l’espoir et à la confiance.

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« La situation sanitaire actuelle n’incombe pas à une faute des français », pourtant culpabilisés, apeurés par « des annonces anxiogènes et décontextualisées ».

Ils sont médecin, chercheur, ingénieur, magistrat, avocat, juriste, etc…
« Ils » , ce sont des centaines de scientifiques ou d’universitaires français unis par la même volonté : porter haut et fort un autre message que celui véhiculé à longueur d’année par le gouvernement et les médias mainstream. Pourquoi prendre le risque de rompre avec le ‘politiquement correct’, voire d’être vilipendés pour leur prise de position qui dénote ? Parce que selon eux, un autre monde est possible, un monde, une France et un Jura libérés, loins du « délire » vécu actuellement.
« Il serait urgent de revenir à la raison » clament ainsi plusieurs médecins jurassiens, puisque les chiffres montés en épingle ne reflètent selon eux pas la réalité.
« Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs » évoquent-ils.
« Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger ».
Avec ce corollaire édifiant  : « la probabilité moyenne pour un individu lambda de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91% ».

Sortir d’un « coup d’état d’urgence permanent et redonner confiance»

Un renversement de paradigme porteur d’espoir et de lumière, mais quid de tous ces hôpitaux débordant de patients Covid ?
Lucie Jouvet-Legrand, criminologue originaire de Mantry et docteur en socio-anthropologie à l’Université de Franche-Comté met les choses au clair :
« La situation dramatique des hôpitaux et leur surpopulation n’est pas liée au Covid. Une politique constante depuis des décennies vise à réduire leurs moyens et le nombre de lits » d’où une apoplexie hivernale récurrente pour cette période.
A contrario, l’universitaire remarque la « volonté politique » ayant lutté avec succès contre les accidents de la route, qui prouve que quand on veut, on peut…
Selon elle, « la situation sanitaire actuelle n’incombe pas à une faute des français », pourtant culpabilisés, apeurés par « des annonces anxiogènes et décontextualisées ».
Des annonces qui tournent en boucle au point de créer des peurs démesurées, voire aberrantes. Et un monde déshumanisé, où le lien social a disparu : « les conséquences économiques, psychologiques et sociales des confinements » seront durables redoute-t-elle.
« Les franges de la population les plus démunies en pâtiront le plus » car le “remède” est pire que le mal. D’où l’idée de sortir du confinement généralisé, d’une « démocratie mise sous cloche », d’un « coup d’état d’urgence permanent » et de « mesures liberticides » énonce le collectif.
Pour « redonner de la confiance à nos concitoyens et de l’avenir à notre jeunesse »…