Déconfinement : comment la vie reprend ses droits ?

Grâce aux efforts des jurassiens et au respect global du reconfinement, commerces et sports ont désormais droit de cité. Le préfet du Jura a expliqué les modalités de ce renouveau.

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Avec un sentiment de revivre, les clients ont retrouvé les commerces et les sorties à Lons.

Comment permettre aux commerces dits « non essentiels » de repartir, avec en ligne de mire un mois de décembre décisif pour se refaire financièrement ?
David Philot a évoqué la question lors de son point presse fin novembre : selon lui, la possibilité d’ouvrir les dimanches doit être la plus large possible, raison pour laquelle il a pris un arrêté le 27 novembre autorisant des ouvertures tous les dimanches jusqu’à la fin décembre pour les commerces. Avec la volonté d’y inclure aussi des professions telles que coiffeurs ou esthéticiennes, etc. Les grandes surfaces -ouvertes pendant le reconfinement et bénéficiant déjà du créneau du dimanche matin- bénéficieront-elles des mêmes prérogatives ? David Philot souhaitait s’en tenir « au commerce de détail », sous réserve d’arbitrages à venir ultérieurement. Les marchés qu’ils soient alimentaires ou non alimentaires auront donc de nouveau droit de cité…excepté les marchés de Noël.
Eu égard à leur côté convivial, incluant souvent des dégustations, David Philot a souligné « les décisions courageuses » de beaucoup de maires pour les interdire.

Raquette, ski de fond et de randonnée autorisés

Du côté sportif aussi, l’étau se desserre…lentement : après le 15 décembre, la pratique individuelle sera autorisée en plein air à plus de 20 kilomètres de son domicile a rappelé David Philot, comme par exemple les sports d’hiver (raquette, ski de fond, ski de randonnée…à l’exception notable du ski alpin).
Ce qui a contrario signifie que tous les sports collectifs (football, rugby, etc.) sont interdits pour les adultes, que ce soit à l’entraînement ou en compétition. Les mineurs peuvent quant à eux espérer davantage dans ces disciplines, à condition de limiter les contacts physiques… Tout cela, le préfet du Jura a rappelé qu’on le doit parce qu’ « on a livré bataille et on a fait du chemin ».
« On peut être fier de ce que les jurassiens ont accompli ces dernières semaines » a-t-il redit, faisant référence au respect global du confinement et des gestes barrières.
« Mais il ne faut rien lâcher » a-t-il conclu : le virus, qui au 27 novembre a tué 148 personnes (âgées de plus de 80 ans en moyenne), est toujours là (en particulier dans les secteurs frontaliers de la Suisse très impactée). Le 2 décembre, la préfecture a d’ailleurs alerté sur un retour en arrière :
“Après plusieurs semaines de baisse du niveau de circulation du virus, la baisse est désormais interrompue. Le nombre de personnes contaminées par une personne positive augmente à nouveau : si cette tendance se confirme, la circulation du virus repartira de l’avant.
Encore aujourd’hui, de trop nombreux cas de contamination sont déclarés en milieu professionnel par les pauses café et déjeuner » entre autres.