Courses extrêmes : Christian Ginter entre dans la légende

Le lédonien de 65 ans a terminé en bonne position son 32e marathon des sables consécutif, disputé dans le Sahara. Un exploit unique au monde.

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Christian Ginter, avant d'attaquer la montée la plus dure du marathon des sables 2019 (13%).

32 courses et jamais un abandon. Christian Ginter a bien mérité son surnom « La Légende », décerné par les 900 concurrents qui se sont alignés au sud du Maroc à la mi-avril pour disputer une épreuve dantesque. Une des plus dures au monde : 226 km à courir dans le sable, avec un paquetage de 6 à 14 kg sur le dos contenant 6 jours de vivres, de quoi dormir et du matériel de sécurité. Le genre de course complètement folle dont le jurassien a fait son ordinaire. Depuis plus de 35 ans, il parcourt tous les déserts du monde au pas de course. Un besoin de se dépasser, mais aussi une soif de grands espoirs et d’exploits conjugués à un l’organisme particulièrement résistant (et un cœur à 39 pulsations/minute lorsqu’il était au top –entre 1996 et 2006).

9ème sur 900 !

Le surhomme semble surtout doté d’une mental en béton armé, aussi prononcé que l’est sa grande humilité. « J’en ai vraiment bavé cette année, car j’ai attrapé une grippe carabinée 10 jours avant le départ ». Et c’est donc très affaibli qu’il prend le départ sous le soleil brûlant (30 à 31°C). Mais il en faut plus pour abattre celui qui court 1h30 à 2h par jour toute l’année pour s’entrainer. « J’ai été très ému de passer l’épreuve la plus difficile le 4e jour : 80 km de course non stop, et 14 h d’efforts ». Au bout de lui-même et de la souffrance (ampoules, courbatures, etc.), il conclut « j’ai fini 9e de ma catégorie (vétéran 3) sur 900 participants ».
Un retour en forme d’escale puisqu’il est déjà tourné vers son prochain exploit : une course 250 km non-stop (sans dormir) au Rajasthan en octobre.
Impossible n’est pas Ginter…