Conseil municipal : une séance expéditive !

L'opposition ayant quitté les lieux quelques secondes après l'ouverture des débats, c'est en moins de deux heures que les 24 points prévus à l'ordre du jour ont été passés en revue, lundi soir. Notamment le Rapport sur les Orientations Budgétaires 2020, évidemment adopté à l'unanimité.

160
Le conseil municipal s'est tenu sans opposition.

A peine le temps de déplorer la raréfaction des conseils municipaux pour Timothée Druet et les siens, de s’entendre répondre par le maire Jean-Baptiste Gagnoux que “certaines précisions liées à la nouvelle loi de finances ont tardé à venir de l’Etat”, mais que “cela ne gêne aucunement le fonctionnement de la collectivité”, de redemander une seconde fois la parole, de se la voir refuser. Puis, ce fut le départ !
Était-il programmé ou non ? Vraisemblablement pas, selon les multiples interventions prévues dénoncer “un rapport édulcoré au regard de la situation financière critique de la ville” que les élus minoritaires nous avaient préalablement transmis, avant la tenue de la séance.
Toujours est-il que Françoise Barthoulot, Ako Hamdaoui, Timothée Druet et Sylvie Hedin, les quatre membres composant lundi soir l’opposition, ont immédiatement quitté la salle Edgar Faure afin de manifester leur désapprobation face à ce qu’ils estiment “la tyrannie de la majorité”.

De gauche à droite : Françoise Barthoulot, Ako Hamdaoui, Timothée Druet et Sylvie Hedin, quittent la séance du conseil municipal.

Rapport sur les Orientations Budgétaires 2020

Une aubaine pour la majorité qui a ainsi pu à loisir, décliner en détails les tenants et les aboutissants de son action.
Concrètement, le rapport sur les Orientations Budgétaires 2020 a été énuméré point par point par Jean-Pascal Fichère :
“Gel des taux d’imposition, maîtrise des dépenses de fonctionnement sans réduction des services à la population, stabilité de la masse salariale, poursuite de la politique d’investissement, réduction de l’endettement…”
Jean-Baptiste Gagnoux ne se contentant que d’y apporter parfois quelques précisions plus politiques :
“Le désendettement est en marche ! L’investissement n’a jamais été aussi soutenu qu’il s’agisse des écoles, des équipements sportifs, de la culture, de l’urbanisme ou de la voirie. C’est une vraie rupture. Une vision contraire à la trajectoire du mandat précédent.
Et en s’en allant, ce n’est pas ce soir que l’on saura ce que la minorité souhaitait nous proposer d’autre…”.
Jean-Marie Sermier prenait à son tour la parole afin de souligner “une véritable bascule opérée entre le fonctionnement et l’investissement”.
“Avec un nombre de personnels inférieur, tous les services fonctionnent convenablement. Comme quoi, la maîtrise de la masse salariale n’empêche pas l’efficience, ni la recherche d’amélioration continue” faisait observer le député.

Le rapport sur les Orientations Budgétaires 2020 a été expliqué par Jean-Pascal Fichère, Jean-Baptiste Gagnoux y apportant parfois quelques précisions plus politiques.

Parité hommes / femmes, restauration de l’arche du pont Roman, subvention ministérielle en faveur du commerce local…

L’ordre du jour défilait.
Avec une répartition de 67% de femmes (355) et 33% d’hommes (178) pour les effectifs 2019 en terme d’emplois permanents, comprenant titulaires et contractuels, force est de constater qu’au sujet de l’égalité entre hommes et femmes, la Ville de Dole est plus qu’un bon élève. (Enfin “égalité” pas vraiment puisqu’avec un tel ratio de plus de deux femmes pour un homme, les associations masculinistes auraient presque ici vocation à revendiquer une meilleure “équivalence de représentativité”. Mais ça, c’est un autre débat… )
Et ce, à tous les niveaux hiérarchiques puisque sur les 9 postes de direction, 5 sont occupés par des hommes, 4 par des femmes. Et concernant les 20 chefs de service, on dénombre 12 femmes pour 8 hommes.
Plus anecdotique, on notait aussi l’entrée de la commune de Saint-Aubin au capital de la SPL Grand Dole Développement, pour deux actions fixées à une valeur nominale de 100 euros chacune. Le capital de la SPL, composé d’un montant total de 550 000 euros, est essentiellement réparti entre 274 800 euros (donc 2748 actions) pour la Communauté d’Agglomération du Grand Dole, et 274 800 euros (donc 2748 actions également) pour la Ville de Dole. La commune de Champvans détenant les deux autres actions restantes.
Un mot aussi sur la restauration de l’arche du pont Roman, et l’aménagement d’une passe à canoës kayaks. Des travaux “indispensables à la sauvegarde de l’édifice inscrit au titre des Monuments Historiques” dont le montant s’élève à 687 392 euros. Un somme dont plus de la moitié sera subventionnée  : par la DRAC (27%), la Région (9%), et le Département (15%).
Enfin, était par ailleurs évoquée l’opération nationale de revitalisation et d’animation des commerces. Et la satisfaction de la Ville de Dole de s’être vue confirmer que sa candidature avait été retenue par le Ministère de l’Économie et des Finances, avec une subvention de 41 500 euros à la clé, destinée à “soutenir les commerces et les collectivités locales touchés par le mouvement des gilets jaunes, et contribuer ainsi à faire revenir les clients dans les commerces de centre-ville” via différentes actions d’animations et de communication.
Reste désormais à savoir comment ces deniers publics seront précisément utilisés par les responsables des différentes associations de commerçants.
Ce à quoi nous tâcherons de répondre dans une prochaine édition….