Publicité : ne tombez pas dans le panneau

Les élus de la minorité ont demandé lors du conseil municipal de février un encadrement des panneaux lumineux qui se multiplient selon eux en ville. Le conseil est également revenu sur un gros chantier commandité par l’APEI pour loger 66 travailleurs handicapés.

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Sur ce gros chantier, 66 lits naitront pour les travailleurs handicapés de l'ESAT.

Des panneaux lumineux qui ne passent pas inaperçus

Le panneau lumineux géant (30 m2), situé sur la façade de l’ex-centre de tri postal (à côté de la gare SNCF) n’a pas fait que des admirateurs. Anne Perrin, élue de la minorité a fustigé une « consommation d’électricité énorme » tandis que Jacques Lançon a pointé du doigt « l’agression des ces panneaux lumineux par rapport à notre sensibilité visuelle ». Il faut dire que ces panneaux se multiplient en effet en ville, ce qui selon Anne Perrin mérite de reprendre la main sur « le règlement local de publicité qui date de 1986 ». Selon elle, dans cette attente le règlement national d’urbanisme (qui s’applique à Lons) édicte une limitation des panneaux lumineux à 8 m2 (voire 2,1 m2 en fonction de sa consommation électrique). Selon elle, la loi stipule même que « les enseignes commerciales doivent être éteintes entre 1 h et 6 h du matin, et les vitrines entre 1h et 7h du matin ». Une obligation largement bafouée à Lons, mais selon Jacques Pélissard il n’y aurait pas de sanctions prévues par la loi. Un supplément d’information a été demandé, mais le maire a réaffirmé son hostilité à l’extinction de l’éclairage public la nuit, afin de prévenir la délinquance (en particulier à l’égard des commerces). En revanche le panneau géant situé sur l’ex-centre de tri postal devrait être « éteint le soir à partir de 22h afin de ne pas gêner les clients de l’hôtel en face » et devrait réserver 20% de son temps d’affichage aux informations municipales. Au final, Jacques Pélissard a confirmé que le règlement de publicité locale serait révisé, une longue procédure car 15 ou 20 annonceurs au moins seraient concernés. En outre selon Olivier Martin, directeur adjoint des services techniques, plusieurs panneaux situés le long de la rocade ne respectant pas le règlement de 1986 seront démontés.

66 nouveaux lits pour les travailleurs handicapés

« Un beau projet sur un flanc de coteaux bien orienté, avec accès à la rue des Mouillères et à la rue Pierre Mendès France » : pour Jacques Pélissard comme pour Anne Perrin, ce gros chantier (22 mois de travaux) permettra aux personnes en situation de handicap intellectuel qui travaillent à l’Esat de bénéficier de conditions d’hébergement beaucoup plus agréables. Selon l’élue, cette résidence de 66 lits remplacera 2 foyers déjà existants mais vétustes (un de 24 places rue du Château d’eau, et un de 24 places rue Pierre Mendès France). Huit nouvelles places seront donc disponibles pour de nouveaux travailleurs, et 10 places seront réservées aux retraités en situation de handicap. Outre des studios, la structure fera la part belle à des lieux de vie communs permettant aussi l’intervention d’associations extérieures. Cet immense bâtiment, construit par l’OPH pour le compte de l’APEI, a fait l’objet d’un prêt de 6,723 millions € à l’OPH. Les travaux qui ont commencé en octobre 2018 devraient durer 22 mois et se terminer au printemps 2020. La ville qui a vendu ses terrains municipaux restera propriétaire d’un tènement a précisé Jacques Pélissard.