Conflit social au Foyer de Vie et Progrès AGES-ADPEI 21 d’Auxonne

Une grande partie des 70 salariés du Foyer de Vie et Progrès Odette Versey (foyer d'accueil médicalisé d'Auxonne) qui accueille une soixantaine de personnes en situation de handicap mental, est entré en conflit avec la direction, ils protestent contre la suppression de congés qu'ils considèrent comme une reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

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Les employés étaient rassemblés devant l'établissement avant de se rendre au centre-ville d'Auxonne.

Après un premier mouvement de grève qui avait eu lieu le 5 mars 2019, la plupart des employés ont débrayé une deuxième fois mardi 26 mars, leur revendication porte sur les 18 jours de congés trimestriels accordés en 1994 à l’ouverture du foyer et que la direction menace de supprimer. Ils considèrent que ces congés, inclus dans l’accord sur les 35 heures, sont une reconnaissance de la pénibilité de leur travail. « Ce qui est vrai en 1995 : pénibilité, difficulté d’accompagner des personnes avec des troubles du comportement, est encore plus vrai aujourd’hui. Ces congés sont une compensation à la difficulté de notre travail. C’est le seul avantage à travailler au FAM d’Auxonne », explique Carole Perdriset, déléguée syndicale FO.

Les autres établissements d’ Ages-Adapei 21 solidaires

Selon la déléguée, la raison avancée par la direction est que ces congés ne sont pas justifiables au regard de l’ARS, car non prévus par la convention collective 66. D’autre part, les salariés des FAM d’Is-sur-Tille et de Fontaine Française également gérés par l’Ages-Adapei 21 n’ont jamais bénéficié de ces congés trimestriels. « De plus, notre colère est attisée par le fait que la direction dit aux parents que les salariés coûtent cher avec ces dix-huit jours de congés trimestriels pour le service éducatif et neuf pour les services généraux. Ce qui est faux car nous avons mis en place des roulements pour la prise de ces congés qui reposent sur l’auto-remplacement, la continuité des services et des activités des résidants », indique Carole Perdriset. « Nous partons dans un rapport de force avec la direction avec qui nous aurons une réunion le 12 avril. Les autres établissements d’ Ages-Adapei 21 nous soutiennent et des parents ont fait des courriers au directeur. Le travail auprès des résidents nous tient tous à cœur, leur bien-être est au centre de nos préoccupations, la dégradation de nos conditions de travail ne permettra pas de préserver cette qualité d’accompagnement », ajoute la déléguée.

Contactée par notre rédaction, la direction n’a pas souhaité s’exprimer.