Commission géographique Saône-Doubs : gestion de l’eau et changement climatique

Récemment, la salle des séances du Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté n’était pas trop grande pour héberger les travaux de la commission géographique Saône-Doubs pour une réunion consacrée au XIème programme de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée.

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La commission géographique Saône Doubs en réunion.

Lors de cette réunion, on notait la présence de Martial Saddier, député, président du Comité de Bassin Rhône-Méditerranée, de Laurent Roy, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée, de Dominique Girard, vice-président du Conseil départemental de la Côte-d’Or en charge de l’environnement et président de la Commission géographique Saône-Doubs.
La commission géographique correspond au bassin-versant de la Saône et du Doubs, de la frontière suisse aux limites du département de l’Yonne, des Vosges jusqu’à Lyon. Les enjeux de l’eau sont essentiels dans un contexte de changement climatique marqué par des précipitations plus concentrées et brutales, par une hausse des températures induisant une plus forte évapotranspiration et affectant la biodiversité.

Un programme de 2,64 milliards d’euros

Il faut répondre aux besoins directs de la population en quantité et en qualité, satisfaire les besoins de l’agriculture, du tourisme, tout en respectant les besoins de l’environnement. Le XIème programme représente un budget de 2,64 milliards d’€uros pour la période 2019-2024, soit 440 millions d’euros par an. Ses grands enjeux sont notamment l’amélioration de l’état des eaux par la mise en œuvre de programme de mesures, l’adaptation des territoires au changement climatique (cette thématique bénéficiant de 40 % du montant des aides), et l’aide aux collectivités notamment les plus fragiles à investir au bon niveau en matière d’eau potable et d’assainissement. La reconquête de la biodiversité et des milieux aquatiques, l’économie et le meilleur partage de la ressource sont toujours en toile de fond. La lutte contre les pollutions de toutes sortes revêt une dimension particulière.

79 plans d’action pour les captages prioritaires

Lors du précédent programme, le territoire de la commission géographique Saône-Doubs a bénéficié de 442 millions d’euros d’aides accordés ; 60 contrats ont été signés ce qui a permis la restauration de 128 km de rivières, l’économie de 8 M m3 d’eau potable. 79 plans d’action nouveaux ont été engagés pour les captages prioritaires. Par exemple, Lons-le-Saunier a poursuivi son engagement dans la conversion en bio des agriculteurs situés sur les zones de captage et la commune de Champdôtre a mené une politique forte pour la réduction des nitrates. 1800 ha de zones humides ont été restaurés. Dans le seul val de Saône, 440 contrats MAEC (Mesures agroenvironnementales et Climatiques) ont été signés depuis 2015 sur les sites Natura 2000, ce qui a permis de préserver 5000 ha de prairie combinant la préservation de la qualité de l’eau, de la biodiversité, des sols, et s’inscrivant dans la lutte contre le changement climatique.
L’ inscription de la politique de l’eau dans un enjeu essentiel pour nos territoires et leurs habitants suppose une démarche systémique conciliant dans une nécessaire complémentarité les arguments économiques et sociaux avec les objectifs écologiques“, soulignait Dominique Girard, président de la commission géographique.