Commerces : le centre ville en pole position

Le premier « centre commercial » de l’agglo va commencer sa mue pour devenir encore plus attractif et plus dynamique.

29
Dans la bien-nommée rue du Commerce, comme au centre-ville, les magasins pourront prétendre à des aides.

142.000 €. C’est le montant que vient de décrocher Ecla (Espace communautaire Lons agglomération) auprès du Fisac (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce). Une subvention de l’état qui représente 20% d’un programme ambitieux (pas moins de 717.000 €) étalé sur 3 ans, qui a pour ambition de booster le commerce du centre-ville de Lons. Une bonne nouvelle, d’autant plus que rien n’était gagné confie John Huet, conseiller communautaire délégué aux affaires économiques, le Fisac s’adressant plus particulièrement aux situations commerciales dégradées. Ce qui n’est pas le cas des 441 locaux commerciaux recensés au centre-ville, mais dont certains ont cependant besoin d’aide. Selon John Huet, 9 axes d’actions pourraient améliorer et conforter le premier « centre commercial » de l’agglo (46% des achats devant Chantrans 19% et Géant Casino/Arc en sel 14%).

Réfection de commerces et accessibilité

42.000 € seront affectés à la réfection des commerces (dont vitrines) et 47.000 € à l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Afin d’assurer une répartition équitable des fonds, John Huet a expliqué qu’un cadre serait défini en début d’année 2019. Mais rien n’interdit aux commerces d’intégrer un projet de subvention dans leurs futurs chantiers de réfection.

De nouveaux commerces chouchoutés

Autre priorité selon l’élu communautaire : la création de pépinières commerciales grâce à un partenariat entre des bailleurs privés et la ville de Lons-le-Saunier. En contrepartie de loyers modérés, la municipalité financera jusqu’à 50% du loyer et 30% des investissements. Grâce au Fisac, « 70 à 80% des loyers pourraient être pris en charge » selon John Huet, de quoi donner un sacré de pouce aux nouveaux porteurs de projets. Attention cependant : afin de ne pas biaiser la concurrence, « on ne va pas aider un boulanger ou un coiffeur » précise John Huet.
Une façon de dire que les secteurs qui manquent encore seront priorisés. A ce titre, 32 % des consommateurs aimeraient davantage de commerces axés sur la culture ou les loisirs. Les 30 commerces existants dans ce domaine ne représentent que 7% du total des points de vente, en dessous de la fourchette nationale (8-12%). A l’inverse les services (80 commerces) représentent 20% du total, bien au-delà de la moyenne nationale (10-13%) : une sur-représentation qui doit aussi faire réfléchir les porteurs de projets…
Enfin, il semble difficile de faire venir au centre-ville certaines franchises (par exemple H&M pour l’habillement), car leurs pré-requis très précis se heurtent parfois à des biens commerciaux non adaptés (surface, aménagement, etc.).

E-commerce : une nouvelle application

En progression (8% des achats au lieu de 5,5% il y a environ 2 ans et demi), le commerce en ligne reste marginal mais mobilise toutes les attentions. S’il y a du potentiel, comment s’y lancer ? L’idée d’un site de vente en ligne serait abandonné, car les précédents à Dole et Saint-Claude (« Achetez à Saint-Claude ») ne semblent pas concluants. Commerçants et Ecla miseraient plutôt sur des applications (sur smartphones) présentant par exemple les magasins, sorte d’annuaire interactif pouvant intégrer des offres promotionnelles.
Offres qui pourraient aussi être la raison d’être d’une application géolocalisée, affichant une promotion ciblée à proximité des magasins concernés. 40.000 € sont priorisés pour étudier la création d’une solution numérique adaptée, « qui doit venir des commerçants et de leurs besoins » souligne John Huet.

Une box « made in Lons »

Surfant sur le succès commercial des colis thématiques livrés chaque mois au domicile des consommateurs (moyennant un abonnement), une « box » remplie de produits provenant de plusieurs commerçants sera créée. 25.000 € seront priorisés pour étudier sa faisabilité, qui pourrait se décliner en différents thèmes : alimentation, joaillerie, etc. Selon John Huet, plusieurs enseignes semblent déjà intéressées pour en faire partie comme la Vache qui rit, l’établissement thermal, etc.

D’autres actions phares ultérieures

74% des consommateurs, mais aussi par 65% des commerçants souhaitent davantage d’animations en centre-ville. Aucune piste n’est encore définie, mais plusieurs exemples qui marchent bien ailleurs ont été cité : fête urbaine thématique, manifestation culturelle en plein air (exemple : cinéma), etc. .
90.000 € seront affectés à la mise en place d’un plan d’animations. Un chargé de mission sera embauché pour plancher sur toute cette métamorphose qui s’achèvera donc en 2021. « On réussira ensemble, avec les commerçants » conclut John Huet.