Comité Départemental CGT du Jura

Jeudi dernier, l’Union Départementale CGT du Jura tenait son comité départemental à la salle des fêtes de Poligny. Plus de 60 personnes étaient présentes pour travailler sur les perspectives d’action, les luttes et l’actualité sociale. Des sujets internationaux (Donald Trump, le Brexit …) ont été abordés de même que les élections européennes « où on nous fait miroiter que ce serait une dualité entre les vrais fachos et les progressistes ». L'occasion de questionner Richard Dhivers, Secrétaire Général du syndicat.

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Charles Dhivers (2è en partant de la gauche) entouré des membres du bureau.

 

Richard Dhivers, quelles sont les prochaines actions de la CGT Jura dont vous êtes le secrétaire général ?
Pour ce qui concerne le département du Jura on travaille actuellement à l’organisation de la manifestation internationale du 17 juin à Genève. Notre objectif est de remplir trois bus sur le Jura. Dans le cadre du centenaire de l’OIT (organisation Internationale du Travail) cette journée sera dédiée à la défense du droit de grève et des libertés syndicales. Il faut savoir que l’OIT produit un certain nombre de conventions qui nous permettent d’être compris et de contester certaines mesures, par exemple sur la loi Macron, avec le plafonnement des indemnités de licenciement dans le cadre de licenciement abusif.
Un certain nombre de Conseils de Prudhomme, et dernièrement dans le Jura passent outre ce plafonnement en s’appuyant sur les normes internationales. D’autres actions sont prévues sur le plan national, notamment le 1er mai, suivi d’une action dans la fonction publique le 9 mai.

Quel est votre regard sur le grand débat ?
Le grand débat, c’est de l’enfumage. Les thèmes retenus par le gouvernement étaient ceux qui pouvaient l’arranger. Il s’agissait plutôt d’une tribune au Président Macron pour rasseoir sa politique et sa volonté de répondre aux plus riches et aux multinationales plutôt qu’à la grogne sociale. En France la mobilisation n’est pas suffisante pour faire bouger. Il y a une volonté de ne pas répondre et de mettre en place tout l’arsenal pour empêcher l’expression des citoyens. On voit dans ce pays une détermination à tout restreindre sur le plan démocratique.

Ne constatez-vous pas une certaine baisse de mobilisation au sein de la CGT ?
Non on ne peut pas parler d’une baisse de mobilisation mais d’une volonté de travailler plus collectivement. On est dans une société dont les contours sont compliqués et l’enjeu est de mettre plus de collectif pour défendre l’individuel. Aujourd’hui on assiste plutôt à un repli sur soi qui amène à ne pas défendre collectivement des enjeux qui touchent tout le monde. C’est quand on a des garanties de haut niveau que l’on se porte le mieux individuellement. Notre objectif actuellement est de mettre en place un plan de travail en direction des entreprises où la CGT n’est pas implantée. Concernant les gilets jaunes beaucoup d’entre eux n’avaient jamais rencontré un délégué syndical ce qui a peut-être conduit à un rejet des organisations syndicales dans un premier temps. Avec la présence de camarade sur les ronds-points un dialogue a pu s’établir.

65 participants au comité départemental.