Claude Borcard élu nouveau président d’ECLA

Le nouvel élu (P.S.) de la liste « Changer de cap », souhaite un « new deal » pour restaurer la confiance entre Lons et les communes périphériques.

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Claude Borcard, 69 ans, espère insuffler une nouvelle synergie entre Lons et les communes alentours.

Les « petites » communes composant ECLA (espace communautaire Lons agglomération) ne veulent plus être dévorées par l’ogre lédonien : à Lons les équipements et les investissements, à toutes les communes les charges à payer. Cette situation dénoncée depuis plusieurs années par les élus de « Changer de cap » au conseil municipal de Lons pourrait-elle changer ? C’est en tout cas le souhait de Claude Borcard, nouveau président d’Ecla élu le 16 juillet.
Membre de la liste « Changer de cap », il a placé en tête de ses priorités la restauration « d’un lien de confiance entre Lons et les autres communes pour avancer ».
Même si chat échaudé craint l’eau froide, il envisage de donner des gages à ces dernières : « je veillerai de très près à ce que la ville de Lons prenne toute sa part dans le pacte fiscal et de gouvernance ».

Un pacte fiscal

Un pacte fiscal au détour duquel la ville préfecture -qui se porte bien à l’issue de  l’ère Pélissard- pourrait mettre la main à la poche pour soutenir son agglo moins  prospère, tandis que son hégémonie devrait être remise en question. Citant l’exemple du bureau d’étude d’Ecla, Claude Borcard souhaite que les demandes des différentes communes soient instruites avec davantage d’égalité, et non selon l’habitude de donner toujours la priorité à la ville préfecture. Ce qui permettrait de sauvegarder tout ou partie des services mutualisés (mis en place par Jacques Pélissard), plutôt que de les diviser, comme le souhaitent certaines petites communes. De ce point de vue, Claude Borcard entend « réformer la gouvernance » pour apporter davantage de démocratie, tout en mettant l’accent sur la dimension économique. Plusieurs autres sujets chauds devraient aussi s’inviter aux premiers débats : descente de la côte de Montaigu et désenclavement du quartier des Rochettes, aire de passage des gens du voyage à Ruffey sur Seille, mise en vente de l’entreprise Jura Transports à Montmorot, etc.
« Un audit financier et organisationnel immédiat permettra au conseil communautaire d’envisager sereinement les changements à apporter » a-t-il conclu.