Christophe Bois investi par LREM pour succéder à Jacques Pélissard

Il a été préféré à Christophe Perny et à Simon Estève pour entrer dans la danse des municipales de Lons-Le-Saunier en 2020.

501
Christophe Bois, 48 ans, se définit au "centre droit" mais espère constituer une liste plurielle, rassemblant des sensibilités écologistes et de gauche.

Après la confiance de Jacques Pélissard, et de la formation « Agir- La droite constructive » (où sont investis notamment Franck Riester –ministre de la culture- et Fabienne Keller), Christophe Bois a reçu le 10 juillet l’investiture de La République En Marche (LREM). L’actuel maire adjoint aux affaires sociales fait donc un pas décisif en avant vers les élections municipales de 2020, où il sera tête de liste en compagnie de Sophie Oblinski, adjointe aux sports. Rencontre.

Christophe Bois, pourquoi vous être lancé dans la course aux municipales ?
Pour plusieurs raisons : j’aime ma ville natale, j’ai envie de la faire progresser, d’aider et de protéger les lédoniens. L’élément déclencheur de ma décision a coïncidé avec le mouvement des gilets jaunes, qui a constitué un tournant pour la France, mais aussi pour moi.
Lorsque j’ai animé le premier Grand débat national à Lons-le-Saunier (qui a rassemblé 300 personnes), l’hostilité envers les élus au départ s’est transformée à la fin en un : « Le dialogue peut être restauré ». Je me suis alors dit que je pourrais apporter quelque chose aux lédoniens de par mon expérience et ma personnalité. J’ai également fait mes preuves dans l’animation du débat démocratique.

Quelle expérience pourrait faciliter votre gestion de la ville ?
Il faut avoir une expérience de la gestion des ressources humaines, de la conduite de projets, mais aussi d’écoute. Ce que j’ai acquis depuis 20 ans dans la direction de collèges et de lycées à Arinthod,  Clairvaux et à Lons-le-Saunier (actuellement au lycée Montciel).

Pas évident de succéder à Jacques Pélissard, après ses 30 ans de mandats. Quel héritage assumerez-vous si vous êtes élu maire ?
En matière d’écologie et de finances, il n’y aura pas de rupture et nous resterons comptables des deniers publics. Il y aura cependant un nouvel élan consubstantiel au changement (d’équipe municipale N.D.L.R.).

Avec qui pourriez-vous faire, le cas échéant, alliance sur une liste ?
Pas avec Christophe Perny, nous partageons une vraie différence sur la gestion de la dépense publique. Mais avec Simon Estève, je n’arrive pas à voir où il pourrait y avoir des divergences.
J’ai aussi des contacts avec Apolo (mouvement lancé par John Huet, ex-adjoint aux ressources humaines, finances et informatique), je leur tends la main car leur positionnement me semble équivalent avec le rassemblement que Sophie Oblinski  et moi  construisons.

Y-a-t-il une parfaite cohésion avec Sophie Oblinski, qui sera votre alter ego féminin sur cette liste, et qui a conservé son positionnement LR (Les Républicains) ?
Sophie n’a pas forcément apprécié mon adhésion à LREM en 2017, mais nous nous respectons mutuellement et il y a de l’amitié entre nous. Nous étions d’ailleurs dans la même école primaire lédonienne à 6 ans (sourire) et nous avons le même sens du service public.

Vous avez basculé en mai 2017 sous l’étiquette LREM, où se situe votre place dans l’échiquier politique lédonien ?
Je suis toujours resté fidèle à mes idées et au centre droit, une droite humaniste et européenne. Si les lédoniens font confiance à la liste que je construis, je quitterai mon mandat de conseiller départemental.
Il peut y avoir parfois des conflits d’intérêt entre le département et la ville, et il faut savoir qui on défend.

Qui pourrait intégrer votre liste ?
Elle incarnera des sensibilités plurielles, depuis LR jusqu’à la gauche et l’écologie pragmatique. La constitution de cette équipe unie et soudée demande du tact, et elle ne sera sans doute pas connue avant 2020.

Quelles seront vos priorités pour Lons ?
Il est trop tôt pour le dire, le projet sera construit par écoute et sondage des lédoniens, en collaboration avec le mouvement Cap 2020, qui rassemble une quarantaine d’hommes et de femmes (d’ailleurs les plus nombreuses).

Propos recueillis par Stéphane Hovaere