C’est dans les tuyaux

212
Plus que quelques jours pour découvrir "La fin des jours" au musée des Beaux-Arts.

Ateliers scientifiques pendant les vacances

Les ateliers sont de retour à la Maison Pasteur à Arbois, du 16 février au 1er mars, avec des activités à la fois pédagogiques, ludiques et un peu folles ! Les participants, aidés par les médiatrices de la structure, affronteront les phénomènes tectoniques, s’initieront aux fermentations et comprendront au passage pourquoi leurs pieds sentent le fromage ! A moins qu’ils ne préfèrent danser comme des abeilles pour trouver les fleurs les plus sucrées du musée ou traquer tels des experts de police scientifique les criminels de tout poil.

Horaires, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 16 h 30, matériel fourni. Mardi 19 février : les abeilles. Jeudi 21 février : les volcans. Mardi 26 février : le savon. Jeudi 28 février : police scientifique. Conditions : tarif 6 euros par personne ; à partir de 6 ans, présence d’un adulte accompagnant obligatoire. Réservation conseillée au 03 84 66 11 72.

Réouverture de la Maison aux individuels ce samedi 16 février pour la saison 2019, jusqu’au 3 novembre, tous les jours, de 14 h à 18 h. Du 1er mai au 30 septembre, elle sera ouverte aussi le matin de 9 h 30 à 12 h 30.

Messagier à partir de mars au musée

Jean Messagier (1920-1999), célèbre dès les années 1950, a exposé dans le monde entier. Ami des peintres, des rock-stars et des poètes, il a entamé la décennie 1980 avec une exposition rétrospective au Grand Palais qui a marqué alors, paradoxalement, le début d’un certain oubli.

L’objet de la rétrospective imaginée au musée de Dole est de montrer clairement que Messagier travaille au-delà des questions de figuration et d’abstraction, dans une urgence de peindre, de dessiner, de créer, qui a comme principale obsession celle de répondre à la cruelle créativité de la nature.

Messagier, spécialiste ès-printemps, écologiste presque avant l’heure, expérimentateur de la peinture par le gel en hiver, poète de la sève et du pollen, puise son souffle dans celui, vital, libidinal de la nature. C’est la même énergie qui le pousse à toucher à tout, avec une liberté et un désintérêt manifeste pour l’opinion ou la critique.

Peu importe qu’on le dise fou – au contraire même – Messagier le peintre abstrait presque américain n’en a jamais fini avec la figure ou la figuration et se permet dès les années 1970 à la fois de convoquer des images issues de la culture populaire comme Goldorak, le Marsupilami, Betty Boop, des figures glamour comme Lady Di ou Greta Garbo, de bousculer ses maîtres en citant Delacroix, Matisse, Picasso… avec une totale irrévérence.
Ces années 1970-80, où vont se faire face la trivialité joviale des œufs sur le plat, des radis, des mille-feuilles géants d’un côté et de l’autre la poésie des coquelicots, des pâquerettes, des gels, des monotypes avec impressions directes de feuilles ou de dentelles…

Le tournant 1988-90 sera celui d’un nouveau geste plus concentré, d’une sorte de synthèse où les grands coups de brosse et la couleur ample et roborative condensent en somme toute l’énergie de l’artiste.

La rétrospective du musée de Dole tentera de montrer l’œuvre de Jean Messagier dans sa plus grande diversité, couvrant l’ensemble de sa carrière de la fin des années 1940 jusqu’aux dernières peintures des années 1990, présentant une centaine d’œuvres, peintures, œuvres graphiques, sculptures, ainsi que films et photographies évoquant la dimension performative de son travail.

A partir du 22 mars au musée des Beaux-Arts à Dole.