C’est dans les tuyaux

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Crédit photo : Hassan Hajjaj.

« Désintégration » à La Fabrique

Ils n’ont jamais joué au tennis ou au golf ; ils ne sont jamais partis au ski ; ils n’ont jamais acheté de verres Baccarat, d’assiettes Guy Degrenne ni même de stores Habitat ; et ils ne possèdent aucune petite propriété dans le sud de la France où finir tranquillement leurs jours, ayant préféré faire construire au bled des maisons en ciment qui ressemblent à des cubes et qu’ils appellent des villas.

De qui s’agit-il ? Des parents de cette génération que l’on nomme pudiquement « issue de l’immigration », née sur le sol français avec un lourd héritage algérien. Si le théâtre a souvent parlé de la main-d’œuvre ouvrière venue de l’autre côté de la Méditerranée dans les années 50 ou 60, et s’il parle assez fréquemment de ses petits-enfants qui constituent une part non négligeable de notre jeunesse actuelle, il a rarement évoqué les enfants des premiers et les géniteurs des seconds – à savoir ces quadragénaires un peu déboussolés qui ont grandi entre deux mondes très hermétiques, dans un tiraillement perpétuel proche de la schizophrénie…

C’est pour réparer cet oubli que le metteur en scène Kheireddine Lardjam (« Bleu Blanc Vert », « De la salive comme oxygène », « End/Igné ») a demandé à trois interprètes d’incarner à eux seuls une nuée de personnages qui apparaîtront et disparaîtront comme des visions dans un décor de salle d’attente ou de lieu de transit. Plusieurs voix, donc, pour multiplier à l’infini les points de vue sur la question de l’intégration de cette « deuxième génération » ; et un lieu unique, dénué de toute issue de secours, pour faire entendre cette parole à la fois intime et politique, subjective et historique, qui vous dira que le temps des colonies n’a pas toujours été celui des moniteurs…

Le mardi 17 décembre, à 20 h 30, à La Fabrique, à Dole. Durée : 1 h 15. Dès 14 ans. Tarif plein : 17 euros.

Boutiques éphémères de Noël : c’est parti

Dans le prolongement des galeries éphémères qui se déroulent l’été, il s’agit d’installer des créateurs et artisans (producteurs exclusivement) dans des locaux commerciaux actuellement vacants à Dole.

Cette opération, initiée en décembre 2014, forte de son succès, est reconduite pour la sixième année. Créations proposées : vêtements, accessoires : bijoux, petite maroquinerie, écharpes, chapeaux, poteries…

Au 22, Grande Rue, Labiskottekikroc, Joëlle Follot, créatrice crochet / bijoux / déco. Au 33, Grande Rue, Christelle met l’art, Christelle Melard, tapissier d’ameublement en sièges. Géraldine Theurot, artiste plasticienne, créatrice d’objets. Au 40, Grande Rue, Secrètes splendeurs, artiste peintre – photographe. Au 42, rue de Besançon, Juliette Flambard couture unique, couturière, créatrice de robes de mariée. JLB Créations, Jacqueline Baloutch, créatrice bijoux en perles d’eau douce et pierres fines. Au 47, rue de Besançon, Justine Fectay, créatrice de robes de mariée, brodeuse. Au 23, rue des Arènes, Chiqué, Charlotte Alibert, créatrice couture. Lobillo, Maria Lobillo, créatrice de vêtements et accessoires pour enfants. Zigzags, Cécile Trullard, créatrice céramique. Atelier Anaïs Moreau, tapissière d’ameublement, couturière. Tat, Tatiana Simmen, illustratrice. Moon Safari, Hélène Jeandot, bijoutière contemporaine.

Du mardi au dimanche, jusqu’au 31 décembre. Horaires libres. Fermeture à 17 h 30 les mardis 24 et 31 décembre.

Un maquillage offert

La ville de Dole offre un maquillage à votre enfant pour les fêtes de Noël. Au centre-ville. Les samedis 7 et 14 décembre de 15 h 30 à 18 h 30, les dimanches 8, 15 et 22 décembre de 15 h 30 à 18 h 30, le lundi 23 et mardi 24 décembre de 15 h 30 à 18 h 30, le samedi 21 décembre de 15 h 30 à 19 h 30.