C’est dans les tuyaux

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Vasil Tasevski a photographié "Vol d'usage".

Vol d’usage

Dans le droit pénal français, le vol d’usage est assimilé au fait de soustraire frauduleusement un véhicule appartenant à autrui en vue d’un usage momentané et avec l’intention de le restituer. Ce premier spectacle de la Compagnie Quotidienne fait-il l’apologie de cette atteinte aux biens ? Ou joue-t-il sur la polysémie du mot vol qui désigne aussi, comme on sait, l’envol, l’essor, le décollage ?

L’un et l’autre. Parce que les deux artistes de « Vol d’usage » ont mixé audacieusement deux disciplines existantes, le vélo acrobatique et les sangles aériennes, pour en inventer une troisième, inédite, qui leur permet en effet de faire voler un vélo sous leur chapiteau. Et parce que, avant le tour de piste final, en gage de leur bonne foi, le vélo sera remis à son heureux propriétaire, après un emprunt qui, circonstance atténuante, aura duré un peu moins d’une heure…

Mais avant cela, qu’aurez-vous vu ? Des numéros planants, bien sûr ; de la haute voltige de précision et de l’acrobatie virtuose ; une chorégraphie aérienne bluffante doublée d’un scénario futé qui débute par un accident de la route où un cycliste percuté par une voiture voltige au-dessus de son capot pour ne plus jamais redescendre. Alors ? « Vol d’usage » est-il un hymne à la liberté ou une tentative de conjurer l’angoisse de la chute ? L’un et l’autre, serait-on tenté de dire, quitte à nous répéter. Puisque, au fond, le quotidien d’un artiste de cirque est fait des deux, à part égale…

Le lundi 6 mai à 20 h 30, le mardi 7 mai à 20 h 30, le mercredi 8 mai à 18 h, le jeudi 9 mai à 19 h 30 et le vendredi 10 mai à 20 h 30, à la Jument verte, à Courlans. Dès 5 ans. Durée : 50 minutes. Tarif plein : 17 euros. Plus d’informations au 03 84 86 03 03 ou sur www.scenesdujura.com

Cendrillon aux 4C

Le ballet en trois actes « Cendrillon » sera diffusé aux 4C, le jeudi 16 mai, à 19 h 30. D’après Charles Perrault. Musique : Sergueï Prokofiev. Adaptation, chorégraphie et mise en scène : Rudolf Noureev. 2 h 30 plus deux entractes. Réalisation : Isabelle Julien.

Le célèbre conte de Charles Perrault, mis en musique par Sergueï Prokofiev, est transposé dans un décor de cinéma où se succèdent les références aux héros du 7e art américain. Rudolf Noureev propulse sa Cendrillon sous les sunlights hollywoodiens. Avec un producteur pour fée marraine et un acteur vedette comme prince charmant, elle échappe à son destin misérable et voit ses rêves s’accomplir. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle du chorégraphe, jeune Tatar devenu star internationale. Avec ce « ballet métaphore », la Compagnie rend hommage à Rudolf Noureev qui fut son directeur.

Présenté par Aurélie Dupont, directrice de la Danse de l’Opéra national de Paris. Tarifs : 7 euros pour les moins de 30 ans et la formule abonnement : 14 euros la place dès quatre spectacles achetés. En dehors de ces deux dispositifs, la place est vendue 18 euros en prévente et 20 euros le jour du spectacle.