Center Parcs de Poligny : Le Pic Noir obtient une première victoire

Le tribunal administratif de Besançon a tranché et a pris la décision d’annuler l’Orientation d’Aménagement et de Programmation numéro 1 (O.A.P.) créant une zone à urbaniser (1 AUL). Cette décision qui vaut pour la Commune de Poligny et pour la CCAPS Cœur du Jura, satisfait les attentes de l’association Le Pic Noir qui maintenant « appelle les élus de Poligny et les élus communautaires à prendre la décision de ne pas faire appel de ce jugement et abandonner purement et simplement le projet de Center Parcs Pierre et Vacances ». Entretien avec Dominique Bonnet, maire de Poligny et vice-président à la CCAPS Coeur du Jura, chargé de l’économie et de l’emploi.

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Dominique Bonnet, maire de Poligny et vice-président à la CCAPS Cœur du Jura.

Dominique Bonnet, êtes-vous déçu par ce jugement ?

« Le jugement du tribunal administratif indique une annulation partielle du PLU de Poligny notamment la partie dite touristique. Cela représente environ 88 ha soit un peu moins de 1,8 % d’une surface totale de 5 000 ha (3 000 ha de forêts de production et 2 000 ha de pré et habitat). Ce que l’on peut remarquer c’est que ce ne sont pas les problèmes d’assainissement et d’eau qui ont été mis en avant par le tribunal, mais le jugement fait état d’un corridor d’oiseaux qui pourraient être perturbés par le bruit. Moi je suis un peu sceptique, dans la mesure où cette forêt est exploitée et nécessite de gros engins générant beaucoup de bruit, et puis il y a la chasse …
C’est une déception bien sûr parce que ce parc est une opportunité de diversifier nos produits touristiques et pourrait nous apporter 600 000 touristes en plus par an. Pour info, la construction d’un center parcs vient de démarrer dans le sud-ouest, un projet pourtant mis en route après celui de Poligny…mais il n’y a pas eu de recours ».

Ferez-vous appel de ce jugement ?

« Aucune décision n’est encore prise, on a deux mois pour faire appel. Je vais me concerter avec les élus de la commune et de la communauté de communes ».

S’il y a appel et que le jugement soit confirmé ?

« Cela retarderait fortement le projet puisqu’il faudrait nécessairement refaire des études, mais cela n’en marquerait pas la fin ».

(Dossier “feuilleton”, à suivre avec d’autres interlocuteurs, dans nos prochaines éditions…)