CAP Val-de-Saône : un projet alimentaire territorial ambitieux pour “manger local”

Relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts, les produits locaux dans les cantines, etc... sera l'objectif du Projet Alimentaire Territorial (PAT) adopté l'année dernière par la Communauté de communes Auxonne-Pontailler-Val de Saône. Réflexions et explications.

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La réunion s'est déroulée à la salle des fêtes de Champdotre.

La première réunion qui s’est déroulée mardi dernier à Champdôtre, a été l’occasion de présenter ce projet qui vise à favoriser le développement local et durable de l’agriculture et de l’alimentation. Diagnostic, méthode, objectif, mais aussi recueillir les axes prioritaires qui doivent être étudiés et développés étaient donc à l’ordre du jour.
Aussi, le PAT sera élaboré de manière collective avec l’ensemble des acteurs (collectivités, agriculteurs, associations…) et s’appuie sur un diagnostic faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie, des atouts et contraintes du territoire mais aussi en anticipant les besoins futurs des citoyens et des organisations.

Cinq thématiques

Anastasia Fremiot, Chargée de mission développement durable à la CAP Val de Saône est la coordinatrice de l’équipe projet entourée des services de cinq prestataires et associations. Ce PAT s’articulera autour de cinq thématiques : manger local à la maison, manger local à la cantine, au self et en maison de retraite, répondre aux enjeux agricoles présents et d’avenir, lutter contre le gaspillage et valoriser les déchets, et enfin, perpétuer les traditions du Val de Saône. À l’échelle de la Communauté de communes, le projet alimentaire territorial se décline dans le cadre de la restauration scolaire. L’un des premiers enjeux résidera dans l’amélioration de la qualité des aliments servis aux 850 enfants inscrits dans nos cantines sur tout le territoire.
La mise en œuvre du plan d’action devrait intervenir dès septembre 2020, avec peut-être la restauration scolaire dans deux établissements test. Mais la CAP Val-de-Saône se donne un délai de cinq à six ans pour finaliser ce projet de longue haleine.

Travailler dès aujourd’hui

Collectivement, il faut vraiment se demander quel mode de consommation et de production on va laisser à la génération qui nous succède ? C’est le premier constat qui nous engage à nous mettre dans cette dynamique. Il faut travailler dès aujourd’hui à ce développement durable et à cette thématique liée à l’alimentation“, alertait Marie-Claire Bonnet-Vallet, présidente de la CAP Val de Saône, lors du discours d’ouverture de cette première réunion à laquelle assistaient notamment des élus des communes de la Cap-Val-de-Saône, Vincent Lavier président de la chambre d’agriculture de la Côte d’Or, Dominique Girard conseiller départemental, Didier Lenoir et Jean-Luc Soller respectivement président des communautés de communes du Mirebellois-Fontenois et Rives de Saône.
D’autres réunions suivront avec des producteurs, citoyens du territoire, acheteurs professionnel, élus du territoire, etc…

Vous vous sentez concernés par le projet, vous avez des idées d’actions, vous souhaitez participer aux visites ou vous souhaitez simplement suivre le projet ?
Inscrivez-vous aux thématiques qui vous intéressent sur le site blt.ly/manger-local-CAP