Café installation organisé à la MJC par Marion Mazille de l’InPACT

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Marion Mazille de l’InPACT

Le collectif InPACT (Initiatives Pour une Alimentation Citoyenne et Territorialisée) a organisé, la semaine dernière à la MJC, ce temps d’échange autour de l’installation agricole, en amont de la formation « de l’idée au projet » de l’AFOCG 25 du 18 novembre au 16 décembre à Besançon.

Ces cafés installation sont à destination des porteurs de projets qui souhaitent s’installer en agriculture ou conforter leur exploitation. Ce fut aussi l’occasion d’échanger avec Terre de Liens, le Serpolet, M. Cautain de la SAFER 39 et M. Graby de la Chambre d’Agriculture autour des questions d’accès au foncier et la recherche de terres.

Les jeunes en attente de s’installer s’expriment. De multiples projets sont présentés comme dans le domaine viticole, la culture de petits fruits, le maraichage, l’arboriculture, les plantes médicinales et aromatiques, les cultures végétales diverses en bio, la permaculture, la viticulture, l’élevage de chevaux comtois, de brebis ou porcs plein air, etc…

Un groupe dans l’écoute et l’échange

Des apports de réponse

Le représentant de la SAFER 39 s’exprime autour du foncier et mentionne qu’ils reçoivent jusqu’à 3 000 notifications des notaires pour signaler la vente de foncier. Bien sûr la SAFER peut préempter les terres mais seulement si elle est sûr de présenter en face un projet ficelé correspondant, ce qui est rare. Certes, il y a beaucoup de départs à la retraite mais la demande de cessation diverge avec celle de la demande d’installation. Le premier souhaite des jeunes sans risque financier et les autres souhaitent démarrer avec peu de fonds et sur des projets nouveaux, ce qui fait peur aux propriétaires de terres. On voit bien qu’une nouvelle agriculture se créée alors même que les anciens rouages sont encore là.

La Chambre d’Agriculture quant à elle précise que les projets nouveaux font évoluer les idées en apportant de la créativité.
“Le transfert des exploitations se fait en diversification avec les petites exploitations. Une étude a été menée pour capter le foncier disponible et le constat est qu’il y en a”.
Le 22 novembre par exemple, il y a un temps de rencontre entre demandeurs et offreurs (contacter la Chambre d’agriculture pour infos). D’autre part, s’installer c’est avoir les critères d’autorisation d’exploiter. Il faut noter que la Chambre d’agriculture a compétence à accompagner un jeune à mettre en place son projet (administratif, financier…).

Entre vins et Comté

En même temps il faut bien prendre en compte le fait que dans le Jura il y a un monopole du Comté et du vinicole et que ces projets sont beaucoup plus porteurs, encore faut il faire sa place.
Vincent Perrin, producteur de porc plein air avec vente directe, témoigne du combat qu’il a dû mener pour trouver les terres qu’il a à ce jour. Montrant que ce n’est pas l’idéal puisqu’il n’a pas de bâtiment et qu’il a dû se mettre à la recherche d’une part de matériel (qu’il arrive aujourd’hui à emprunter) et de bâtiments de stockage ou d’abri pour les porcs.
Il indiquait enfin que ce qui se gagne, c’est le tissage de liens humains au fil du temps et qu’il faut oser, persévérer dans ses projets.
“Alors un jour, une porte s’ouvre…”

Plus d’information auprès de Marion Mazille :  bfc@terredeliens.org – 06.95.53.83.21