Burger King : un recours et des opposants

L’ex-collège Montciel, situé à Lons-le-Saunier, tout près du grand carrefour rue des Salines/ boulevard Ferry, sera-t-il transformé en fast-food ou en habitat collectif ?

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L'ex collège Montciel semble tout droit sorti d'une guerre civile...

Selon une riveraine, un recours a été déposé autour du 5 décembre contre le projet visant à édifier un Burger King et un hôtel en lieu et place de l’ex-collège Montciel. Un recours qui risque bien de reporter les plans tirés sur la comète par le groupe Bertrand. Avant d’engager de gros investissements pour démolir ce vaste bâtiment, ce dernier attendra sans doute que ce recours soit purgé. Une hypothèse évoquée par Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier qui a reconnu que les promoteurs jouaient en général la prudence dans ce type de situation. Selon lui, l’installation de cette enseigne permettrait pourtant d’instaurer une émulation entre fast-food sur la place locale. En raison du principe de la liberté d’entreprendre, il cautionne ce projet en appelant à moins de sectarisme : « Je ne suis pas juge du bon goût » émet-il au passage. Le premier édile de Lons insiste aussi sur l’opportunité de transformer « cette vraie ruine » proche de Juraparc en un hôtel bien placé pour les salons, foires, congrès, etc. Quant à l’aménagement d’un rond point sur le très fréquenté carrefour Bvd Jules Ferry/ rue des Salines, le projet-étudié de longue date- attend toujours le feu vert du conseil départemental pour la requalification de la rocade.

Un bâtiment passif de trois étages

John Huet, tête de liste « Atout Lons » estime pour sa part que ce projet n’a pas lieu d’être en l’état : « S’agissant de l’hôtellerie, le besoin est suffisamment couvert » estime-t-il hormis pour un hôtel quatre étoiles. Au lieu de commerces, John Huet et son équipe verraient d’un bon œil « un habitat collectif de maximum 3 étages (rez-de-chaussée et deux étages), en accession-propriété, réalisé à partir de matériaux écologiques et passif (d’où des charges très réduites), avec un jardin partagé, et un parc public sécurisé ». Christophe Bois, également tête d’une autre liste avec Sophie Oblinski, n’a pour sa part pas souhaité réagir, eu égard à sa position de chef d’établissement du lycée Montciel (situé juste en face du fameux tènement). Quoi qu’il en soit, le projet de Burger King semble désormais gelé…jusqu’aux élections municipales de mars 2020.

Un centre pour réfugiés pour un collectif 

Après avoir occupé l’ex-collège Montciel, un collectif de sauvegarde du collège Montciel avait par lettre ouverte émis l’idée de rénover ce bâtiment plutôt que le transformer en « temple de la malbouffe » situé en face d’un lycée. « Avec la Préfecture, ne serait-il pas possible de contribuer au projet d’amélioration de l’accueil des réfugiés ? Avec ses 5 piliers (éducation/langue française, hébergement provisoire passant par l’ouverture de 50 places, social et culturel, santé, emploi), cet établissement ne pourrait-il pas répondre à ces besoins ? ». Autre hypothèse émise : « On peut également penser que ce bâtiment pourrait devenir un internat pour le lycée Monciel. Aujourd’hui les élèves internes se voient contraint à aller jusqu’au lycée Le Corbusier  pour y dormir ». Ils remarquaient néanmoins au passage « que cette vente à 400 000 € n’est pas neutre dans le budget de la commune » et on lancé une pétition sur www.avaaz.org