Budget primitif 2019 de la CAP Val-de-Saône : les actions phares

Lors du débat d'orientation budgétaire de la CAP Val-de-Saône, la présidente Marie-Claire Bonnet Vallet avait exprimé le souhait de redynamiser la politique d'investissement pour renforcer l'attractivité du territoire. Mais quelles actions phares ont été chiffrées au budget primitif 2019 pour relever ce défi  qui, comme annoncé, passe par le développement économique et touristique, la mobilité et la transition énergétique ? Explications.

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Le siège de la CAP Val-de-Saône en travaux.

Dépenses de fonctionnement chiffrées à 9 083 475, 16 € pour des recettes à 11 075 690.50 € , et dépenses d’investissement à 3 278 279,36 € pour des recettes à 1 704 775.05 € sont les chiffres du budget primitif 2019 qui a été adopté à l’unanimité lors du conseil communautaire du 14 mars.

« En matière d’investissement, il y a d’abord l’idée de conforter et même d’augmenter le niveau du service à la population. Aussi, en terme d’amélioration des services, ce sera concrètement, l’ouverture d’un site d’accueil de loisirs à Binges à partir de la rentrée de septembre, qui va répondre aux besoins de toutes les familles du nord-ouest de la Communauté de communes (Binges, Eteveaux, Cirey-les-Pontailler, Tellecey, etc.). Pour nous, cela veut dire renforcer les équipes, il y a un coût induit, mais on estime que c’est nécessaire. Toujours en terme d’amélioration des services, auparavant, l’accueil de loisir du secteur de Pontailler-sur-Saône n’ouvrait qu’en juillet, il ouvrira désormais en août également, comme sur le secteur des accueils d’Auxonne et Villers-les-Pots », indique Marie-Claire Bonnet-Vallet.

Un meilleur accueil du public.

« Maintenant, en terme purement économique, nous poursuivons les investissements déjà engagés avec la rénovation du siège de la communauté de communes et l’installation de l’école de musique et d’art, un programme de 1 800 000 € financé à 80 % qui s’étale sur les deux années 2018 et 2019 . Là aussi, c’est un geste fort de la collectivité parce qu’on se concentre sur l’accueil du public : enfance-jeunesse, environnement, etc. Nous accueillerons également aussi au rez-de-chaussée une aire dédiée au conseil départemental et à nos partenaires liés à la solidarité et à l’économie, notamment la mission locale ».

Immobilier d’entreprises et zones d’activités.

Toujours dans le volet économique, l’immobilier d’entreprise est également un projet d’investissement : « En travaillant avec nos partenaires que ce soit les artisans, les entreprises locales, mais aussi la chambre de commerces et d’industrie, on s’est aperçu qu’il y avait un besoin d’immobilier d’entreprises auquel il nous semble important d’apporter une réponse », confie Marie-Claire Bonnet Vallet. L’investissement portera donc sur un « tiers-lieu » avec une partie atelier relais pour les artisans qui s’installent : « Ce sera avec des conditions de location privilégiées, on leur met vraiment le pied à l’étrier avec des loyers très modérés. Il y aura aussi des bureaux à disposition avec de la bureautique dans un espace de travail partagé, et un espace de télé-travail», explique la présidente.
” Il nous faut aussi du foncier à disposition pour pouvoir vendre des parcelles aux entreprises qui souhaitent construire. Nous avons déjà une petite zone d’activité communautaire à Vonges et nous souhaitons en aménager une autre sur le secteur d’Auxonne à Villers-les-Pots”.

Le développement touristique.

Autre investissement pour le développement économique et touristique, la signalétique d’informations touristiques : « L’idée, c’est que toutes les communes mettent en valeur leur patrimoine, soit bâti, soit naturel. Pour cela, une cinquantaine de panneaux vont être apposés à l’automne. Quatre panneaux où on met en valeur la navigation fluviale et le vélo vont également être apposés sur les autoroutes A31 et A39, ils sont financés mutuellement avec la communauté de communes Rives de Saône ».

Ces panneaux prendront place sur les autoroutes A31 et A39.

Et en matière de mobilité ?

Un parcours en mobilité douce (marche et vélos) qui relie la gare au centre-ville d’Auxonne va être aménagé.
« On se rend compte qu’il y a environ cinq cent personnes par jour qui se rendent ou arrivent à la gare d’Auxonne. C’est un vrai besoin et c’est un itinéraire qu’il convient de sécuriser. Nous travaillons avec le département pour définir des aménagements dédiés aux piétons et vélos qui seront matérialisés ».
Et de détailler : “D’autre part, en matière de mobilité, la réflexion initiale c’est de se dire comment relier toutes les communes à Auxonne (Tillenay, Villers-les-Pots, Flammerans, Labergement, etc.) en mobilité douce. Et là on est sur du touristique et du quotidien pour la population. Nous sommes aussi engagé sur le plan de mobilité rurale au niveau du PETR ou nous travaillons au renforcement de l’offre de covoiturage. Nous poursuivons aussi le travail autour du transport à la demande qui ne marche pas assez bien à mon goût et qui doit être amélioré”.

PCAET et transition énergétique.

“En terme de transition énergétique, nous avons un plan climat, air, énergie du territoire (PCAET) qui est une obligation pour réduire notre empreinte carbone dans tous les domaines, que ce soit le transport par exemple mais aussi en terme d’énergies nouvelles développées. Ainsi, nous avons la charge de faire le diagnostic de tout ce qui est consommé et produit sur le territoire, ce qui nous permet d’encourager les productions d’énergies alternatives et mettre en évidence des projets comme le photovoltaïque par exemple.
Au niveau de la collectivité, ce qu’on peut faire, c’est de travailler l’exemplarité et nous travaillons en lien avec SICECO pour l’amélioration énergétique de nos bâtiments. On peut également s’interroger sur le passage à l’hybride ou l’électrique lors d’un changement de véhicule. Il y aura aussi un questionnaire distribué à tous nos agents sur leur mode de déplacement pour voir comment on peut les accompagner : pourquoi ne pas mettre en place une prime vélo par exemple ?”.
Le débat reste donc ouvert.