BMW Série 3, berline sportive par excellence

176

Modèle emblématique de BMW depuis plus de quarante ans, la Série 3 revient sur le devant de la scène avec une 7e génération. Fidèle à son image traditionnelle de berline sportive, elle nous revient pourtant plus grande, allégée, rigidifiée, mieux amortie et surtout bourrée d’innovations !

Depuis 1975, année de sa naissance, la Série 3 du constructeur motoriste bavarois s’est taillée, dans le monde des berlines sportives, une réputation d’excellence qui n’a pratiquement jamais été remise en cause. Pour cette septième génération, BMW a cultivé ses points forts : le design, le dynamisme et l’innovation.

Tradition préservée et équipement pléthorique

Sur le plan esthétique, cette nouvelle Série 3 n’est pas révolutionnaire même si tout est nouveau. La calandre a pris de l’ampleur en hauteur et en largeur avec des feux désormais hexagonaux. Le bouclier est plus élégant en finition Luxury avec des inserts.
De profil, les porte-à-faux avant et arrière très courts et l’ensemble des lignes convergeant vers les roues arrière montrent qu’on a bien affaire à une propulsion à caractère sportif. L’arrière a reçu un traitement plus horizontal qui élargit l’image de la voiture. Les voies avant et arrière ont été agrandies de 43 mm et 21 mm, l’auto s’est allongée de 7,6 cm à 4,70 m et élargie de 1,6 cm à 1,827 m alors que son empattement a gagné 4 cm et que le centre de gravité a été abaissé de 10 mm. La Série 3 prend du coup des allures de Série 5.
Dans l’habitacle on constate aussi que cette croissance a bénéficié… aux places arrière pour un meilleur confort des passagers. L’équipement est toujours aussi raffiné et à la pointe des nouvelles technologies. À partir du second niveau de finition, on dispose du BMW Live Cockpit Navigation Pro (+1 650 € en option) avec un combiné d’instrumentation numérique hexagonal haute résolution de 12,3″ et un écran central fixe tactile de 10,3″ incluant la fonction d’écran partagé pilotable à l’aide du bouton rotatif placé sur la console centrale. Tout cela est complété par un affichage tête haute couleur (+ 1 150 €) et une nouvelle interface « BMW 7.0 » dotée d’un nouvel assistant personnel commandé à la voix. Sont aussi disponibles le système de conduite autonome Drive Assist Pro (+ 23 50 €) et l’assistant de marche arrière déjà présent sur le X5. Enfin, en option avec l’Accès Confort (600 €) et de série avec la finition Luxury, la Série 3 peut se déverrouiller avec un smartphone qui sert alors de carte digitale pouvant être partagée par plusieurs utilisateurs.

Un châssis magique

Sous le capot, on retrouve des mécaniques brillantes qui ont fait leurs preuves, en 4 cylindres turbo essence et diesel avec filtre à particules et AdBlue. Leur puissance s’échelonne de 150 ch pour la 318d à 265 ch pour la 330d en passant par le 190 ch. La 320i peut compter sur 184 ch et la 330i sur 258. Toutes les versions, à l’exception de la 318d qui reçoit une boîte manuelle 6 rapports, sont équipées d’une nouvelle boîte automatique ZF à 8 rapports qui réduit la consommation de CO2 mais manque peut-être un peu de punch. Elles peuvent toutefois recevoir la transmission intégrale xDrive.
Pour servir ces motorisations, cette nouvelle Série 3 dispose d’un châssis rigidifié de 50 % et, fort heureusement, d’une nouvelle suspension pilotée et personnalisable intégrant des amortisseurs à butée hydraulique, en détente à l’avant, en compression à l’arrière. Le poids de l’auto a été abaissé d’environ 55 kg grâce à de nouveaux éléments de structure dont un capot et des ailes avant en aluminium. Cela, ajouté à une excellente répartition des masses 50/50 entre l’avant et l’arrière, donne une voiture dont nous avons pu apprécier le dynamisme sans faille sur les routes charentaises entre Angoulême et Cognac. Elle s’accroche à la route comme une sangsue dans un confort nettement amélioré mais qui reste un peu sec, surtout aux places arrière. Mais c’est peut-être le prix à payer pour atteindre un niveau de précision et de contrôle des trajectoires proche de la perfection. Et là, quel plaisir de conduite ! Avec un tel couple châssis/suspension, la Série 3 se place sans nul doute parmi les meilleures de son segment. Et tout cela dans un silence très appréciable, apporté par un pare-brise acoustique monté de série et des vitres latérales acoustiques en option (+205 €). En diesel, avec ses 190 ch, la 320d sera idéale pour les gros rouleurs adeptes des sensations de conduite tandis qu’en essence la 330i s’adressera aux vrais sportifs qui ne rechignent pa à emmener leur famille pour partager avec elle le vrai plaisir de conduire.
La nouvelle Série 3 est d’ores et déjà disponible dès 34 850 € en 318d 150 ch en finition de base Lounge. Les voitures de notre essai, la 320d 190 ch bva 8, cœur de gamme diesel, et la 330i 258 ch bva 8, cœur de gamme essence, débutent quant à elles respectivement à 44 100 € et 46 800 €.

La fiche technique : BMW Série 3 330i et 320d

Moteurs : 4 cylindres turbo avec filtre à particules et AdBlue pour le diesel
Cylindrée : 1 998 cm3/1 995 cm3
Puissance : 258 ch/190 ch
Couple : 400 Nm
Boîte de vitesses : automatique 8 rapports
Longueur : 4,71 m
Largeur : 1,83 m
Hauteur : 1,44 m
Empattement : 2,85 m
Poids : 1 545 kg/1 525 kg
Coffre : 480 l
Réservoir : 59 l
Consommation : 9 l/100 km/4,6 l/100 km
0 à 100 km/h : 5,8 s/7,1 s
Vitesse max : 250 km/h/240 km/h
CO2 : 132 à 139 g/km (malus de 210 à 613 €)/ 118 à 125 g/km (malus de 40 à 75 €)Les +

Qualités dynamiques
Habitabilité aux places arrière
Confort acoustiqueLes –

Amortissement un peu trop raide
Équipement de série limité
Liste d’options pléthorique