Benjamin Melot : un Jurassien heureux de retour du Dakar

Son objectif était d’être à l’arrivée. Non seulement, le pilote l’a atteint. Mais en plus, alors qu’il ne s’était mis aucune pression, il réalise un très beau résultat. Face à 148 participants, le Jurassien décroche la 21e place.

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Benjamin Melot était très ému à l'arrivée du Dakar.

Il l’avait dit… Avant le départ du Dakar, le Jurassien Benjamin Melot était « serein ». « J’avais fait tout ce qu’il fallait pour que tout se passe bien, j’avais une bonne moto, une bonne équipe… » L’objectif était d’être à l’arrivée.
Le jeune homme ne s’était pas mis de pression de résultat. « Mentalement, j’étais détendu, excité et content de prendre le départ car cela faisait quelques jours que j’étais à Lima (NDLR la ville de départ et d’arrivée du Dakar au Pérou) ».
L’étape 4 aura été celle qui lui laissera les moins bons souvenirs. « Il y avait beaucoup de cailloux, de grosses pierres, c’était très dangereux. Je n’ai pas pris beaucoup de plaisir ». L’étape 8 à l’inverse, celle qui l’a le plus enthousiasmé. « J’ai changé le moteur juste avant le départ. On l’a fait en un temps record. Ainsi, après deux jours de stress, j’étais sûr d’avoir un moteur qui m’emmènerait au bout donc j’ai roulé détendu. J’ai fait une belle étape ce jour-là. »

21e au classement

Benjamin Melot garde beaucoup de bons souvenirs tous les jours. Et l’arrivée, on le sait, a été un grand moment d’émotion.
« Je suis content de ma 21e place. Je pensais être dans les cinquante premiers. » D’abord dans les 35 premiers, le pilote est remonté gentiment avec les étapes, les mésaventures d’autres pilotes aidant également. « C’était inespéré pour moi ». Devant lui, ce sont les pilotes professionnels !
De retour dans le Jura, il a fêté ça avec sa famille, ses amis et quelques-uns de ses partenaires. La semaine dernière, il indiquait qu’il allait réfléchir sur un nouveau départ ou pas. Pour lui, « il va falloir se décider rapidement. L’envie est là, forcément ! »
Sous quelles conditions pourrait-il repartir ? « On verra. Est-ce que j’essaierai un Dakar un jour sans assistance, cela peut être intéressant », réfléchit-il à haute voix.

Les Jurassiens en soutien

Avant de remercier les partenaires qui l’ont encouragé et tous ceux qui ont envoyé des messages, avant, pendant, après. « Je me suis senti soutenu. Mentalement, ça apporte une aide. On se rappelle qu’on ne fait pas ça que pour nous. » Benjamin Melot pense que les Jurassiens ont apprécié de pouvoir s’immerger dans la course.
« Sans eux, ça n’aurait pas eu le même goût… »