Jura. Benjamin Melot décroche une belle 2e place au Paris Dakar

Avant le décès de Paulo Gonçalves, le motard jurassien avait fait une grosse chute. Retour sur ce rallye raid éprouvant couru en Arabie Saoudite.

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Benjamin Melot à l'arrivée avec sa belle médaille d'argent.

« Heureux d’avoir terminé ce Dakar ! » : à l’arrivée à Qiddiyah (Arabie Saoudite) le 17 janvier, le jurassien Benjamin Melot a poussé un grand « ouf » de soulagement. Soulagement d’être arrivé au bout de ce rallye raid très éprouvant, disputé dans les dunes, mais aussi les rochers et les cailloux. Car d’autres y ont laissé leurs vies, comme le pilote portugais Paulo Gonçalves, décédé le 12 janvier après une chute mortelle. Un drame aussi pour Benjamin Melot : « C’était au kilomètre 276 je crois, lorsque je suis passé, j’ai vu Toby Price (un des favoris N.D.L.R.) arrêté et Luc Alphand qui tentait un massage cardiaque. Des images très dures… ». D’autant plus que le jurassien de 30 ans qui réside à Courlans (près de Lons-Le-Saunier) avait lui-même durement chuté dès la 2e étape : « J’ai tapé la tête sur de grosses pierres ».

Un bon rappel à l’ordre…

Sans doute étourdi par le choc, le motard qui disputait son 3e Dakar en tant que pilote a néanmoins perçu « un bon rappel à l’ordre. J’ai carrément levé le pied après, je me suis écouté »…ce qui lui a sans doute coûté la 1e place dans sa catégorie (il termine 34e au général). Puisqu’il courrait pour la première année en « malle moto » (sans assistance), l’ex mécano de Cyril Despres a réparé lui-même sa fourche abimée. « Une bonne expérience cette formule » résume-t-il, malgré les 2h par jour consacrées à l’entretien de sa monture (KTM 450). De fait, les journées ont été froides et très longues (de 3 ou 4h du matin jusqu’à 21 ou 22h le soir) : « Ce Dakar était plus dur que l’an dernier, nous avions davantage de liaisons ». Très touché par les nombreux messages de son « fan club », le funambule des sables envisage de repartir l’an prochain …avec cette fois la 1e place en ligne de mire.