Après la pandémie, le Pudding Théâtre s’accroche…

Comment les compagnies théâtrales font-elles face au désert culturel ayant succédé aux mesures sanitaires ? Réponse avec le Pudding Théâtre et son co-directeur Christophe Chatelain.

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Parmi les nombreuses compagnies de théâtre de rue du Jura, celle qui a vu le jour à Salins-les-Bains sous l’impulsion d’Yves Courty ne cache pas sa peine : « On fait notre chiffre d’affaires d’avril à octobre, toutes les compagnies vont y laisser des plumes » confie Christophe Chatelain, co-directeur de la troupe qui rassemble une quinzaine de passionnés à Mesnay.
« Pour la première fois depuis longtemps, tous les grands festivals ont été annulés : Chalon sur Saône, Aurillac, Sotteville les Rouen. Pour nous, c’est pourtant un passage obligé, un endroit où nos œuvres peuvent être achetées par des programmateurs ».
L’année 2020 restera donc pour le théâtre de rue comme une ‘annus horribilis’, en particulier pour certaines compagnies qui ont mangé leurs subventions pour créer des spectacles que personne ne verra -peut-être- avant 2021.
Moratoire gouvernemental aidant, les intermittents du spectacle ont tous « de quoi manger » jusqu’en 2021 (indemnisations chômage statutaires aidant), mais après ? Une drôle de façon de célébrer le 40e anniversaire de la « Falaise des fous » : c’est là à Doucier, les 6 et 7 septembre 1980, que naquit en ‘première mondiale’ le théâtre de rue, souligne le co-directeur du Pudding Theâtre qui garde espoir.
Fin août, une caravane de théâtreux pourrait sillonner le Jura pour proposer sur les places des villes et villages des spectacles de type cabaret ou autres. Avec en apothéose un final à Doucier : à suivre…