Après la descente aux enfers du petit commerce, c’est le tour des sports d’hiver…

L’or blanc est en grand danger. C'est ce que la députée Marie-Christine Dalloz a notamment souligné dans sa dernière missive envoyée au premier ministre.

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Les pieds en éventail en remontant sur les pistes! Pas cet année!
Du soleil, de la neige, de belles pistes, mais pas de remontées mécaniques ouvertes…
Les pieds en éventail en remontant sur les pistes! Pas cette année!

 

Suite à l’annonce du gouvernement Castex, fin novembre, de permettre l’ouverture des stations de sport d’hiver, mais de laisser fermer les remontées mécaniques, Marie-Christine Dalloz député du Jura est montée au créneau et a écrit une missive au premier ministre en collaboration avec Xavier Roseren le Président du Groupe Montagne à l’Assemblée Nationale. Missive teintée d’incompréhension face à cette nouvelle mesure coercitive prise parmi divers d’autres scénarii bien différents et envisagés conjointement. Elle rappelle ainsi que «le secteur de la montagne qui génère plus de 10 millions de CA chaque année et emploie plus de 120.000 personnes, occupe une place stratégique dans l’économie de notre pays. Pour l’ensemble de ces professionnels les Vacances de Noël représentent 20 à 25% des recettes d’une saison, que l’on prévoit d’ores et déjà très difficiles».
Tous les professionnels des sports d’hiver sur la France, comme sur le Massif Jurassien en bordure de frontière suisse ne comprennent pas bien cette nouvelle mesure injuste et incohérente, qui les frappent de plein fouet.
Un peu comme si pour Noël, on autorisait les magasins de jouets d’ouvrir, mais avec interdiction de vendre leurs produits…

Cohérence où vas-tu te cacher ?

Rappelons que juridiquement le ticket acheté au pied des pistes afin d’utiliser les remontées mécaniques, moyen de transport motorisé et mécaniquement guidé, est en fait un bon de transport comme à la SNCF, et les sociétés gérant ces installations ad hoc sont des transporteurs, comme pour les bus, métros, trains, soumis en principe à une même législation…
Cependant ces voyageurs atypiques, casqués et masqués voyagent au grand air, en pleine nature sous le soleil et le froid, éliminant beaucoup de cette promiscuité bannie, en pouvant respecter une distanciation sociale organisée par les professionnels avec «fenêtres ouvertes sur cour toute la journée» (Dans le métro le grand air c’est plus succinct…).
De plus, nos propres skieurs français et nos habitués étrangers vont se retrouver propulsés, dans les mains de nos amis suisses, espagnols et autrichiens, qui apparemment pour l’instant ouvriront bien leurs installations, et sauront se saisir de l’aubaine…
L’Italie elle aussi s’interroge pour les laisser ouvertes. Cohérence où vas-tu te cacher ?
Sur un tableau Excel vraisemblablement…